‹ Poésies (volume 4)Chapitre 38 sur 171 · I.IED PoPULAir.E · texte numérisé non relu

I.IED PoPULAir.E

Écoutez bien ! J'étais allé, De nuit, vers un bois désolé.

Là, j'ai surpris mon Ennemie Dans ses cheveux bruns endormie.

Elle souriait dans les flots

De ses cheveux bruns, les yeux clos.

50 Sérénades.

« Ce sourire, par un prodige Cruel, tu me l'as pris, lui dis-je.

Et tu dors, succube assouvi.

Le sommeil que lu m"as ravi ! «

Alors, j"ai tué l'Emiemie

Dans ses cheveux bruns endormie.

Son sang fatal, de ci, de là, Sur la ronce éparse coula.

Son sang fatal parmi les branches Déshonora les roses blanches.

Vous avez bu sa vie, ô fleurs D'où s'égouttent d'étranges pleurs.

Les pourpres sombres de sa plaie Éclatent dans la roseraie.

Oh! s'enfuir! et ne vous voir plus, Floraisons rouges du talus !

Sérénades.

Mais le Charme, avec ses délices Mornes, revit dans les calices.

La langueur de l'ancien poison Pèse dans leur exhalaison.

O cœur vaincu lu désespères De quitter jamais les repaires

Du vaste bois ! cœur exilé, Par les roses ensorcelé !

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