‹ Poésies (volume 4)Chapitre 68 sur 171 · LE GUIDE · texte numérisé non relu

LE GUIDE

Laisse-la, puisque un dieu t'a marqué de son sceau. Geindre quelque vieil air en tournant son fuseau. N'es-tu point las encore, homme, de ton berceau ?

LE VOYAGEUR

Attends ! j'ai vu sombrer sous le flot qui le broie Mon frère, mon ami dans la peine et la joie; Grâce ! arrête ! Je veux le sauver ! Il se noie !

Dans un bruit glorieux de fête, par milliers. Prêtres et magistrats, barons et cavaliers, T'attendent seul au bas des royaux escaliers.

LE VOYAGEUR

Ah ! je cède. En avant! plus loin ! le sort m'emporte ! Cent héros vêtus d'or me feront une escorte. Mon trésor est-il plein ? Ma ville est-elle forte ?

Soirs moroses.

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