LES MANSARDES
Nids sans duvet, étroits logis, Où, brûlés de pleurs qu'on ignore.
Tant d'yeux par les veilles rougis Ne se fermeront qu'à l'aurore.
Sur tout le fourmillement noir Ht tout le bruit des foules viles, Vous vous rallumez chaque soir, O mansardes des grandes villes'
Soirs moroses .
Ceux qui vont sans lever les yeux Aux vains plaisirs où l'on s'acharne Ne guettent point, si près des deux, Le réveil de chaque lucarne ;
Mais les poètes attendris, Sachant les besognes amères Des mères hélas ! sans maris Et des fils au chevet des mères,
Sous l'auvent en arc de tunnel Voient la lampe qu'un rideau voile.
Et, de loin, leur cœur fraternel Te salue, ô plaintive étoile !
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