‹ Poésies (volume 4)Chapitre 85 sur 171 · SURSAUT · texte numérisé non relu

SURSAUT

Flamme anciemie, rayon des soleils disparus, Échauffe encor ce cœur qui dans la nuit se plonge. Je veux croire ! Je veux adorer le mensonge Des espoirs, des amours, et des dieux que j'ai crus.

L'horizon de ma vie en vain se décolore ; Je guette des retours d'astres au firmament ! Et l'heureux souvenir de mon premier tourment Me permet d'espérer une souffrance encore.

86 " Soirs moroses.

Non ! tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai subi, N'a point brisé cette âme aux ardeurs toujours sûres; Tel un glaive, qu'on crut usé dans les blessures, Vaut mieux pour la bataille, ayant été fourbi.

Donc, supporte, et désire, âme que tout terrasse ! La honte n'a pas mis sa rougeur à mon front ; Et les événements, ces lâches, entendront Mon dernier râle, avant que je demande grâce !

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