‹ Poésies (volume 5)Chapitre 6 sur 40 · ARISTOCRATIE · texte numérisé non relu

ARISTOCRATIE

Souffrir d'aimer, c'est ta noblesse, Homme! Bënis Tamour cruel Et sois fier du mal dont te blesse Ce duel.

Dans les épiniers et Tyeuse Que le printemps a rajeunis, Une chanson monte joyeuse Des nids;

Sous le vent, baiser sans parole, L'aurore seule met des pleurs A la défaillante corolle Des fleurs ;

Même dans l'ombre sépulcrale Où l'hyène a ses rendez-vous L'affreux rut du fauve qui râle Est doux;

Et des monstres hauts d'une lieue S'accouplent sans frissons amers Entre le ciel et l'ombre bleue Des mers î

La chose et la hôt*>, dAs l'iieuro Où l'amour les vient allumer.

Tout pâme, ou rit. Mais riionmie pleun»

D'aimer!

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