‹ PoésiesChapitre 109 sur 177 · A MON AMI M. P. MERIMEE · texte numérisé non relu

A MON AMI M. P. MERIMEE

. May my lears

My lilial fears Ije vain ! .

Coi.KRIDliE.

Ainsi, plongé longtemps au plus bas de l'abîme. Enfermé dans la fosse où je niais le Ciel, Ainsi le repentir descendait sur mon crime, Et je sortais vivant, pareil à Daniel!

Ainsi, pauvre Joseph, du fond de ma citerne Appelant vainement mes frères par leurs noms, Puis vendu comme esclave, et dans une caverne Mêlé, pâtre moi-même, à d'impurs compagnons,

Cru mort de tous, pleuré de ma tribu chérie, Ainsi l'ombre sortait un jour de mon chemin ; Dieu disait de couler à la source tarie; Et j'embrassais encor Jacob et Benjamin !

Aujourd'hui donc, heureux dans l'humaine misère, Dans le sentier du bien remonté par degrés, De peur de retomber (car mon âme est légère) Je veille sur mes sens, et les tiens entourés.

Du mal passé je crains de réveiller la trace; Une sainte amitié m'enchaîne sous sa loi ; L'art occupe mon cœur, ne laissant jour ni place Aux funestes pensers d'arriver jusqu'à moi.

Je m'accoutume en paix aux voluptés tranquilles; Quand la ville et ses bruits m'importunent, j'en sors ; Tantôt, près de Paris, la Marne et ses presqu'îles, Solitaire pieux, m'égarent sur leurs bords;

Tantôt, pour épuiser mon fond d'inquiétude, Je vais ; le Rhin au pied de ses coteaux pendants M'emporte; et du séjour avec la solitude •Je reviens chaque fois plus paisible au dedans.

Et mon vœu le plus cher serait, on peut le croire, D'abjurer à l'instant orgueil et vanité, De n'être plus de ceux qui luttent pour la gloire, Mais de cacher mon nom sous un toit écarté,

Où mon plus haut rosier montant à ma fenêtre Rejoindrait le jasmin qui viendrait au-devant; Où je respirerais l'esprit divin du Maître Dans le bouton en fleur, dans la brise et le vent ;

Où, vers le soir, à l'heure où la terre est muette, Près de ma bien-aimée, en face du couchant, Entendant, sans la voir, le chant de l'alouette, Je dirais : « Douce amie, écoutons bien ce chant ;

« C'est ainsi que la voix du bonheur nous arrive, « Peu bruyante, lointaine et nous venant du ciel ; i II faut qu'à la saisir l'âme soit attentive, « Que tout fasse silence en notre cœur mortel. »

Or, pour qui ne souhaite ici-bas pour lui-même Que la paix du dedans, et n'a point d'autre vœu Sinon qu'au genre humain, à ses frères qu'il aime, S'étende cette paix, — pour celui-là, mon Dieu !

11 est amer et triste, à l'heure où son cœur prie, Et dans l'effusion des plus secrets moments, D'entendre à ses côtés les pleurs de la patrie, Des clameurs de colère et des gémissements ;

Il est dur que toujours un destin nous rentraine Aux civiques combats qu'on croyait achevés, De voir aux passions s'ouvrir encor l'arène Et s'enfuir la concorde et le bonheur rêvés!

Rien qu'à ce seul penser, tout ce qu'en moi j'apaise Est prêt à s'irriter; la haine me reprend; Et pour qui veut guérir, toute haine est mauvaise ; Et pourtant je ne puis rester indifférent !

Oh ! meurent les soupçons ! oh ! Dieu nous garde encore De ces duels armés entre un peuple et son Roi ! Sous les soleils d'Août dont la chaleur dévore, Le sang bouillonne vite, et nul n'est sûr de soi (\).

J'ai, dès mes jeunes ans, palpité pour la France; A l'aigle du tonnerre, enfant, je m'attachai; Loin des jeux, l'œil en pleurs, le suivant avec transe, Quand il tomba du ciel, longtemps je le cherchai.

Waterloo me noya dans des larmes amères; Mes nuits se consumaient à recréer ces temps, Ces temps si glorieux, si détestés des mères, Et dont, moi, j'avais vu les spectacles flottants.

(1) Ceci a été écrit sous le ministère Polignac; le volume parut vers mi-mars 1850. Le poète, en pronostiquant le danger des soleils d'Août, ne s'était trompé, dans son présage sur la révolution de Juillet, que de bien peu de jours.

La Liberté bientôt m'étala ses miracles;

Le reste s'abaissa, je m'élançai plus liant;

Et, repoussant du pied le présent plein d'obstacles,

J'allai tendre la main aux morts de l'écbafaud.

Nobles morts! cœurs à l'aise au milieu des tempêtes' Poêle à l'arcliet d'or, Vierge au sanglant poignard (1), Vous tous qui m'appeliez comme un frère à vos fêtes, Que me demandiez-vous? j'étais venu trop tard!

Ces éclats n'allaient plus à nos mornes journées; J'étouffais, je cherchais de larges horizons; Partout au fond de moi grondaient mes destinées... Un soir, je vis un luth, et j'en tirai des sons;

Et, comme aux saints accords d'une barpe bénie S'apaisait de Saùl le tourment insensé, Ainsi mes sens émus rentraient en harmonie, Et le démon de guerre et de sang fut chassé.

Depuis lors, plus heureux, bien que parfois je pleure, Abandonnant mon âme à de secrets penchants, Remis des passions, croyant la paix meilleure. Je console mes jours en y mêlant des chants.

Si, dès les premiers pas, quelque faiblesse impure, Quelque délire encor, m'a dans l'ombre entraîné, Je ne m'en souviens plus, j'ai lavé la souillure ; Mon seuil est désormais sans tache et couronné.

Faut-il m'en arracher? et d'où. ces cris sinistres, Qui sortent tout à coup du pays ébranlé?

(1) Charlotte Corday, — André Chénier.

La vieille dynastie, en proie à ses ministres, A, dans un jour fatal, de dix ans reculé!

Tout se rouvre et tout saigne ; — ô Roi digne de plainte, Vieillard qui veux le bien et, courbé devant Dieu, Cherches en tes conseils l'inspiration sainte, 0 Roi, qu'as-lu donc fait pour la trouver si peu?

Prêtres qui l'entourez, et dans d'obscures trames Enchaînez sa vieillesse à vos vœux d'ici-bas, N'avez-vous point assez du service des âmes? Le Siècle est, dites-vous, impie ; — il ne l'est pas ;

Il est malade, hélas! il soupire, il espère; Il sort de servitude, implorant d'autres cieux; Vers les lieux inconnus que lui marqua son Père, Il s'avance à pas lents et comme un fils pieux;

Il garde du passé la mémoire fidèle Et l'emporte au désert ; — dès qu'on lui montrera Un temple où poser l'arche, une enceinte nouvelle, Tombant la face en terre, il se prosternera!

Décembre 18-29.

Les trois pièces suivantes sont assez dans le ton des Consolations pour quon les puisse placer ici.

Dans un article inséré à la Revue des Deux-Mondes, sur M. de Lamartine, pendant son voyage en Orient (juin 1852), on lisait: « L'absence ha- « bituelle où M. de Lamartine vécut loin de Paris et souvent hors de « France, durant les dernières années de la Restauration, le silence pro- « longé qu'il garda après la publication de son Chant d'Harold, firent « tomber les clameurs des critiques, qui se rejetèrent sur d'autres poètes « plus présents : sa renommée acheva rapidement de mûrir. Lorsqu'il « revint au commencement de 1830 pour sa réception à l'Académie fran- •i çaise et pour la publication de ses Harmonies, il fut agréablement « étonné de voir le public gagné à son nom et familiarisé avec son œuvre « C'est à un souvenir de ce moment que se rapporte la pièce de vers « suivante, dans laquelle on a tâché de rassembler quelques impressions « déjà anciennes, et de reproduire, quoique bien faiblement, quelques « mots échappés au poète, en les entourant de traits qui peuvent le pein- « dre. — A lui, au sein des mers brillantes où ils ne lui parviendront pas, « nous les lui envoyons, ces vers, comme un vœu d'ami durant le voyage. »

Un jour, c'était au temps des oisives années, Aux dernières saisons, de poésie ornées Et d'art, avant l'orage où tout s'est dispersé, Et dont le vaste flot, quoique rapetissé, Avec les rois déchus, les trônes à la nage,

«Jb LES CONSOLATIOJNS

A pour longtemps noyé plus d'un secret ombrage, Silencieux bosquets mal à propos rêvés, Terrasses et balcons, tous les lieux réservés, Tout ce Delta d'hier, ingénieux asile, Qu'on devait à quinze ans d'une onde plus facile!

De retour à Paris après sept ans, je crois, De soleils de Toscane ou d'ombre sous tes bois, Comptant trop sur l'oubli, comme durant l'absence, Tu retrouvais la gloire avec reconnaissance. Ton merveilleux laurier sur chacun de tes pas Étendait un rameau que tu n'espérais pas ; L'écho te renvoyait tes paroles aimées ; Les moindres des chansons anciennement semées; Sur ta route en festons pendaient comme au hasard ; Les oiseaux par milliers, nés depuis ton départ, Chantaient ton nom, un nom de tendresse et de flamme, Et la vierge, en passant, le chantait dans son âme. Non, jamais toit chéri, jaloux de te revoir, Jamais antique bois où tu reviens t'asseoir, Milly, ses sept tilleuls; Saint-Point, ses deux collines N'ont envahi ton cœur de tant d'odeurs divines, Amassé pour ton front plus d'ombrage, et paré De plus de nids joyeux ton sentier préféré !

Et dans ton sein coulait cette harmonie humaine, Sans laisser d'autre ivresse à ta lèvre sereine Qu'un sourire suave, à peine s'imprimant ; Ton œil étincelait sans éblouissement, Et ta voix mâle, sobre et jamais débordée, Dans sa vibration marquait mieux chaque idée!

Puis, comme l'homme aussi se trouve au fond de tout, Tu ressentais parfois plénitude et dégoût.

— Un jour donc, un matin, plus las que de coutume,

De tes félicités repoussant l'amertume,

Un geste vers le seuil qu'ensemble nous passions :

« Hélas! t'écriais-tu, ces admirations,

« Ces tributs accablants qu'on décerne au génie,

« Ces fleurs qu'on fait pleuvoir quand la lutte est finie,

« Tous ces yeux rayonnants éclos d'un seul regard,

« Ces écbos de sa voix, tout cela vient trop tard!

« Le dieu qu'on inaugure en pompe au Capitule,

« Du dieu jeune et vainqueur n'est souvent qu'une idole !

« L'âge que vont combler ces honneurs superflus,

« S'en repaît, — les sent mal, — ne les mérite plus!

« Oh ! qu'un peu de ces chants, un peu de ces couronnes,

« Avant les pâles jours, avant les lents automnes,

a M'eût été dû plutôt à l'âge eftlorescent,

« Où jeune, inconnu, seul avec mon vœu puissant,

« Dans ce même Paris cherchant en vain ma place,

« Je n'y trouvais qu'écueils, fronts légers ou de glace,

« Et qu'en diversion à mes vastes désirs,

« Empruntant du hasard l'or qu'on jette aux plaisirs,

« .le m'agitais au port, navigateur sans monde,

« Mais aimant, espérant, âme ouverte et féconde !

« Oh ! que ces dons tardifs où se heurtent mes yeux

a Devaient m'échoir alors, et que je valais mieux! »

Et le discours bientôt sur quelque autre pensée Échappa, comme une onde au caprice laissée; Mais ce qu'ainsi ta bouche aux vents avait jeté, Mon souvenir profond l'a depuis médité.

Il a raison, pensais- je, il dit vrai, le poêle! La jeunesse emportée et d'humeur indiscrète C>1 la meilleure encor; sous son souffle jaloux Elle aime à rassembler tout ce qui flotte eu nous

De vif et d'immortel; dans l'ombre ou la tempête

Elle attise en marchant son brasier sur sa tète :

L'encens monte et jaillit! Elle a loi dans son vœu;

Elle ose la première à l'avenir en l'en,

(Juand chassant le vieux Siècle un nouveau s'initie,

Lire ce que l'éclair lance de prophétie.

Oui, la jeunesse est bonne: elle est seule à s nlir

(le qui, passé trente ans, meurt, ou ne peut sortir,

Et devient comme une âme en prison dans la nôtre;

La moitié de la vie est le tombeau de l'autre;

Souvent tombeau blanchi, sépulcre décoré,

Qui reçoit le banquet pour l'hôte préparé.

C'est notre sort à tous; tu l'as dit, ô grand homme!

Eli! n'étais-tu pas mieux celui que chacun nomme,

Celui que nous cherchons, et qui remplis nos cœurs,

•Juand par delà les monts d'où tondent les vainqueurs,

Dès les jours de Wagram, tu courais l'Italie,

De l'ise à Nisita promenant ta folie,

Cssayant la lumière et l'onde dans ta voix.

Et chantant l'oranger pour la première ibis'.'

Oui, même avant la corde ajoutée à ta lyre.

Avant le Crucifix, le Lac, avant Elvire,

Lorsqu'à regret rompant tes voyages chéris,

Retombé de Pestum aux étés de Paris,

l'assaut avec Jussieu (1) tout un jour à Yincennes

A tailler en sifflets l'aubier des jeunes chênes;

De Talma, les matins, pour Saùl, accueilli;

Puis retournant cacher tes hivers à Milly,

Tu condamnais le sort, — oui, dans ce temps-là même,

(Si lu ne l'avais dit, ce serait un blasphème),

Dans ce temps, plus d'amour i nflait ce noble sein.

(h M. Laurent de .Indien, l'un des plus anciens amis de M. tic Lamartine.

Plus de pleurs grossissaient la source sans bassin. Plus de germes errants pleuvaient de ta colline, Et tu ressemblais mieux à notre Lamartine! C'est la loi : tout poète à la gloire arrivé, A mesure qu'au jour son astre s'est levé, A pâli dans son cœur. Infirmes que nous sommes! Avant que rien de nous parvienne aux autres hommes, Avant que ces passants, ces voisins, nos entours, Aient eu le temps d'aimer nos chants et nos amours Nous-mêmes déclinons! comme au Tond de l'espace Tel soleil voyageur qui scintille et qui passe, Quand son premier rayon a jusqu'à nous percé, Et qu'on dit : Le voilà, s'est peut-être éclipsé!

Ainsi d'abord pensais-je ; armé de ton oracle, Ainsi je rabaissais le grand homme en spectacle ; Je niais son midi manifeste, éclatant, Redemandant l'obscur, l'insaisissable instant. .Mais en y songeant mieux, revoyant sans fumée. D'une vue au matin plus fraîche et ranimée. Ce tableau d'un poète harmonieux, assis Au sommet de ses ans, sous des cieux éclaircis. Calme, abondant toujours, le cœur plein, sans orage,

Chantant Dieu, l'univers, les tristesses du sage,

L'humanité lancée aux océans nouveaux,...

— Alors je me suis dit : Non, ton oracle est faux.

Non, tu n'as rien perdu; non, jamais la louange.

In grand nom, — l'avenir qui s'entr'ouvre et se range, —

Les générations qui murmurent : C'est lui !

Ne lurent mieux de toi mérités qu'aujourd'hui.

Dans sa source et. son jet, c'est le même génie :

.Mais de toutes les eaux la marche réunie,

D'un flot illimité qui noierait les déserts.

Egale, en s'y perdant, la majesté des mers.

Tes feux intérieurs sont calmés, tu reposer ; Mais ton cœur reste ouvert au vif esprit des choses. L'or et ses dons pesants, la-Gloire qui l'ait roi, T'ont laissé bon, sensible, et loin autour de toi Répandant la douceur, l'aumône et l'indulgence. Ton noble accueil enchante, orné de négligence . Tu sais l'âge où tu vis et ses futurs accords ; Ton œil plane; ta voile, errant de bords en bords. Glisse au cap de Circé, luit aux mers d'Artémise; Puis l'Orient t'appelle, et sa terre promise, Et le Mont trois fois saint des divines rançons: Et de là nous viendront tes dernières moissons. Peinture, hymne, lumière immensément versée. Comme un soleil couchant ou comme une Odyssée ! . . .

Oh! non, tout n'était pas dans l'éclat des cheveux, bans la grâce et l'essor d'un àye plus nerveux, bans la chaleur du sang qui s'enivre ou s'irrite ! Le Poète y suivit, si l'Ame le mérite: Le Génie au sommet n'entre pas au tombeau. Et son soleil qui penche est encor le plus beau !

On lit au chavire XXI du roman de Volupté les vers suivants

Un mot qu'on me redit, mot léger, mais perlide. Te contristeel te blesse, ô mon Ame candide; Ce mot tombé de loin, tu ne l'attendais pas :

Fuyant, jeune, l'arène et. ta part aux ébats,

Soustraite à tous jaloux en ta cellule obscure,

Il te semblait qu'on dût t'y laisser sans injure,

Et qu'il convenait mal au parvenu puissant,

Quand on se tait sur lui, d'aller nous rabaissant.

Comme si, dans sa brigue, il lui restait encore

Le loisir d'insulter à l'oubli que j'adore!

Tu te plains donc, mon Ame! — Oui,... mais attends un peu ;

Avant de l'émouvoir, avant de prendre feu

Et de troubler ta paix pour un long jour peut-être,

Rentrons en nous, mon Ame, et cherchons à connaître

Si, purs du vice altier qui nous choque d'abord,

.Nous n'aurions pas le nôtre, avec nous plus d'accord.

Car .ces coureurs qu'un Styx agite sur ses rives,

Au festin du pouvoir ces acharnés convives.

Relevant d'un long jeûne, étonnés, et collant

V leur sueur d'hier un velours insolent (I)....

Leurs excès partent tous d'une fièvre agissante ;

Lue plus calme vie aisément s'en exemple ;

Mais les écueils réels de cet autre côté

Sont ceux de la paresse el de la volupté.

Les as-tu fuis, ceux-là? Sonde-toi bien, mon Ame;

Et si, sans chercher loin, tu rapportes le blâme,

Si, malgré ton timide effort et ma rougeur,

La nef dormit longtemps en un limon rongeur,

Si la brise du soir assoupit trop nos voiles,

Si la nuit bien souvent eut pour nous trop d'étoiles,

Si jusque sous l'Amour, astre aux feux blanchissants,

Iles assauts ténébreux enveloppent mes sens.

Ah! plutôt que d'ouvrir libre cours à ta plainte

(I C'était une allusion, autant qu'il m'en souvient, à quelqu'un de ces pairs île France de création récente, auquel il était échappé alors sur mon compte un de ces mois étourdis ou perfides, comme on se les refuse si peu à l'occasion.

Et de frémir d'orgueil sous quelque injuste atteinte, 0 mon Ame, dis-toi les vrais points non touchés ; Redeviens saine et sainte à ces endroits cachés ; Et, quand tu sentiras ta guérison entière. Alors il sera temps, Ame innocente et fière, D'opposer ton murmure aux propos du dehors: Mais à cette heure aussi, riche des seuls trésors, Maîtresse de ta pleine et douce conscience. Le facile pardon vaincra l'impatience.

Tu plaindras nos puissants d'être peu généreux; Leur dédain, en tombant, t'affligera sur eux, Et, si quelque amertume en toi s'élève et crie. Ce sera pure offrande ;i ce Dieu que tout prie!

Southey adressait la pièce suivante à l'un de ses amis qu'il désigne sons le nom de William, et qui était athée comme le Wolmar de la Nouvelle fléluisr; ce qui m'a fait, substituer ce dernier nom.

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