‹ PoésiesChapitre 132 sur 177 · A M ADAM K G · texte numérisé non relu

A M ADAM K G

Quoique gerit similes candida lurris ave* Martial.

« Non, je ne suis pas gaie en mes fuites volages, Autant qu'on croirait bien, disait-elle en jouant; Je sens aussi ma peine, et pleurerais souvent; Mais c'est que dans l'esprit j'ai beaucoup de passages. »

Mot charmant qui la peint! — Oui, de légers nuages Gomme en chasse en avril une haleine de vent ; Des oiseaux de passage au toit d'un vieux couvent: Au front d'un blanc clocher, de blancs ramiers sauvages!

0 jeune femme, oubli, joie, enfance et douceur, Puisse du moins la Vie, ainsi qu'un dur chasseur, Ne pas guetter sa proie à l'ombre où tu t'abrites,

(I) Fille naturelle du duc de Filz-James.

Ne traverser que tard le chaume de tes blés, Et, trouvant déjà haut les chantres envolés, N'ensanglanter jamais tes belles marguerites !

(La charmante madame G..., Agée de dix-neuf ans et demi, exigeait que je lui fisse des vers en épitaphe sur sa mort, et je lui ai fait ceux-ci qui s'appliquaient plutôt à son départ.)

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