‹ PoésiesChapitre 136 sur 177 · POIT. QU[ ON ME DEMANDAIT DES VERS, APRÈS DES ANNEES · texte numérisé non relu

POIT. QU[ ON ME DEMANDAIT DES VERS, APRÈS DES ANNEES

Pourquoi, quand tout a fui, quand la fleur éphémère A séché dès longtemps sur cette ronce amère, Pourquoi la remuer, chaste souftle des bois? Pourquoi, quand tout le cœur a sa fatigue obscure. Pourquoi redemander, onde joyeuse et pure, Qu'on se mire encore une fois?

Ah! s'il repasse un soir à ces rives de Seine, Celui dont l'œil cherchait quelque étoile incertaine, Il se dit qu'autre part, aux bords qu'on souhaitait, L'astre luit, que la brise est fraîche, l'onde heureuse, Comme au mois des lilas la famille amoureuse, Il le sait, et se tait!

(I) Il s'agit des sonnets : 0 laissez-vovs aimer... — Madame, il est donc vrai, vous n'avez pns voulu, etc.

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