‹ PoésiesChapitre 135 sur 177 · A M A DAME M · texte numérisé non relu

A M A DAME M

Quoi! vous voulez, par bonté, quelquefois, Pour épargner ma paupière un peu tendre, Un peu lassée, au soir, me faire entendre, Lu par vous-même, un livre de mon cboix!

Vous liriez tout, Fauriel et Gaulois (1); Et le sujet, à fond, me viendrait prendre, Dans le fauteuil où j'oserais m'élendre, Indifférent à l'accent de la voix!

(1) L'excellente Histoire de la Gaule méridionale, par M. Fauriel, avait paru vers ce temps, mais un peu importante et sérieuse pour être lue à deux en cette façon.

Mais votre voix, c'est la couleuvre vive, Insinuante et limpide et furtive, Col gracieux et de gris nuancé!

La voir courir est chose trop peu sûre; Elle est sans dard, et je crains sa piqûre; Ou, tout au moins, je crains d'être enlacé.

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