‹ PoésiesChapitre 157 sur 177 · A MON AMI F.-Z. (COLLOMBET · texte numérisé non relu

A MON AMI F.-Z. (COLLOMBET

« Toujours je m'entête, m.il^ré le miel (|ii est au fond de vos vers, à me ficher contre cet alexandrin brisé... »

[Lettre]

Oui, cher Zenon, oui, ma lyre est bizarre, Je le sais trop; d'un étrange compas Elle est taillée, et ne s'arrondit pas D'un beau contour sous le bras du Pindare.

Le chant en sort à peine, et comme avare; Nul groupe heureux n'y marierait ses pas : Mais écoutez, et dites-vous tout bas Que] son y gagne en sa douceur plus rare.

Demandez-vous si C3 bois inégal,

Ce fût (1) boiteux qu'un coup d'œil juge mal,

N'est pas voulu par la corde secrète.

Dernière corde, et que nul avant moi N'avait serrée et réduite à sa loi.

Fibre arrachée au cœur seul du Poêle!

(1) Fût ou, comme on disait au seizième siècle, fusl, le bois de la lyre.

ISOTES ET ^O.N.NETS. 301

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