‹ PoésiesChapitre 156 sur 177 · A LA MUSE · texte numérisé non relu

A LA MUSE

Florem... bene olentis anethi.

Virgile.

Pauvre muse froissée, insultée, avilie,

Pauvre fille sans fard qu'en humble pèlerin

Devant eux j'envoyais pour chanter sans refrain,

Oh ! reviens à mon cœur poser ton front qui plie (1 ).

Ils ne t'ont pas reçue, ô ma chère folie,

Oh ! plus que jamais chère ; apaise ton chagrin!

Ton parfum m'est plus doux, par ce jour moins serein,

Et l'abeille aime encor ta fleur désembellie.

Un sourire immortel à la terre accorda Hyacinthe, anémone et lis, et toutes celles Qu'Homère fait pleuvoir aux pentes de l'Ida.

Même aux champs/ sur la haie, il en est de bien belles ; Blanche-épine au passant rit dans ses fleurs nouvelles ; Mais la mieux odorante est l'obscur réséda.

(1) Tliéocrile, parlant de ses propres muses et grâces repoussées, dans la pièce intitulée Les Grâces ou ïïiérott, nous les représente au retour tristement assises, la tête pendante entre leurs genoux tout froids :

RÉPONSE

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