‹ PoésiesChapitre 170 sur 177 · A DEUX SŒURS · texte numérisé non relu

A DEUX SŒURS

A MADEMOISELLE FRÉDÉP. I QUE

Pour qu'en parole, en vers mélodieux,

De sa jeune âme à la forme si belle

Un chant s'exhale, il lui faut, nous dit-elle,

Tristesse au cœur et des pleurs dans ses yeux

11 faut que Celle à qui l'azur des cieux Dès le berceau colora la prunelle, Et qui répand le bonheur autour d'elle, Ressente moins ce qu'on lui doit le mieux.

Oh ! s'il est vrai, sur sa lèvre si pure, 0 Poésie, arrête ton murmure ; Vers et soupirs, n'en soulève plus un.

Comme une abeille encore ensommeillée

Que la rosée odorante a mouillée,

Dors au calice, ou ne sois qu'un parfum !

l'N hERMER RÊVE.

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