‹ PoésiesChapitre 71 sur 177 · LE PÊCHE DR · texte numérisé non relu

LE PÊCHE DR

A l'heure où le soleil enfle mon bras rougi, Au bord de mon bateau je relève ma rame; J'étends ma voile en dais contre le ciel de flamme; Et si, moi sommeillant, un zéphyr a surgi, Au lieu de voile il bal l'aviron élargi.

Et dans ce goût encor le pêcheur et le pâtre Allaient continuer l'ébat opiniâtre, L'un passant à louer Sorrente et l'oranger, Et l'autre ses grands rets que le thon vient charger. Mais tandis qu'autour d'eux plus vaguement je rêve, Sommeil ou visum, quelque chose m'enlève, Et je me trouve avoir, au lieu de deux humains. Deux anciens demi-dieux, deux Faunes ou Sylvains, Qui de flûte en leurs chants, et de rire sonore, Et de trépignements s'accompagnaient encore-

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