‹ PoésiesChapitre 72 sur 177 · UN FAUNE · texte numérisé non relu

UN FAUNE

Le serpent d'Agnano qu'une oraison conjure Et qu'innocent au bras on vous montre enlacé, Est-il mieux enlacé, d'une oraison plus sûre, Ou de même l'est-il qu'au règne de Circé?

l'autre faune.

Alors que dans Tolède (1), à tout coin, la Madone, Saints Pascal et Janvier président au citron, N'est-ce point, au nom près, de ces dieux en personne, Petits dieux citadins qu'on peut voir chez Varron ?

Et les moqueurs ainsi, du propos et du rire, En éclats redoublés qu'on n'ose tous redire, Rehaussaient la chanson jusqu'à remplir l'écho Des grands bois et des monts qui couronnent Yico.

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