‹ Poésies (volume 2)Chapitre 37 sur 82 · ROYAT · texte numérisé non relu

ROYAT

A moi, Auvergne, ce sont les ennemis' D'Assas.

L'air du printemps rend l'amour batailleur. Sous ce pillard, engagé tirailleur, J'ai bravement payé de ma personne; Puis, l'été vient, et la retraite sonne : Adieu, Paris; je me sauve à Royat Prendre les eaux sous le ciel auvergnat. Des coups de feu faut-il pas se remettre? — A mon docteur j'obéis à la lettre :

Deux bains par jour et la vertu d'un saint. Je lis Pascal sur un volcan éteint; Après dîner, sur l'échiquier je joue; La nuit, je dors, et ma santé s'en loue.

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Mais quoi ! point d'eaux sans nymphes à l'entoui :

J'en rencontre une au pastel, vrai Latour;

Ses yeux guerriers, armés de flèches noires,

Vont me férir. — Gagnons tôt les baignoires,

Ou de Royat l'effet est compromis.

« Auvergne, à moi, ce sont les ennemis ! »

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