‹ Poésies (volume 3)Chapitre 65 sur 124 · FAMILLE · texte numérisé non relu

FAMILLE

Octobre.

Je serai grand-papa pour mes derniers dimanches; Oh ! mais, que tes petits m'aiment en robes blanches ! Quand le déclin fatal assombrit les aïeux, Que l'enfance du moins rayonne sous leurs yeux ! Volupté des vieillards, dernier droit d'être tendre, Amour des nouveau-nés, quels bras je vais vous tendre ! Du soin de les bercer je retiens les soucis. Contre leurs feux de dents recours à mes récits ; Ces hochets fabuleux qui t'en donnaient à croire Raviront tes enfants aux douleurs de l'ivoire. Puis, il faudra passer par les mains de ces fous

LES FAMILIALES

Et me laisser confondre avec leurs vrais joujoux. Cheval sur un lapis, je veux me sentir battre; Les vois-tu m'enfourcher? j'aurai l'air d'Henri Quatre. Mais quel salaire aussi, quand, pour toucher mes dûs, J'attacherai ma bouche à leurs chisnons dodus!

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