‹ Poésies (volume 3)Chapitre 66 sur 124 · LE BEAU · texte numérisé non relu

LE BEAU

Novembre.

Jaloux de t'apporter les plus rares lumières, Pour toi j'ai repoussé les feintes coutumières ; A la splendeur du Vrai je t'allume un flambeau. Je te montre les arts en un cortège auguste, Et comment leur effet s'accorde avec le juste : Vois le Bien reflété dans le miroir du Beau.

Que la beauté, pour toi de l'idéal déduite, Quand triomphe le laid, inspire ta conduite! Acquière, à la sentir, les durables attraits. Le charme qui t'émeut dans les parfaits ouvrages Et qui te mène au Louvre admirer des images, Ayant formé ton goût, passera dans tes traits.

LES FAMILIAL F < [49

Si j'ai su l'enseigner un culte salutaire, Tu lui devras plus tard d'être un pur caractère, Modèle dans le monde, exemple en ta maison. Plusieurs m'auront blâmé de t'ôter la croyance : De ces fâcheux confonds alors la prévoyance, Prouve par un sens droit que ton père eut raison.

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