IL N'EST RIEN DE PARFAIT
A la même.
Ma fille, on te célèbre, et Ton a bien raison ; Tes vertus, mieux que moi nul n'en connaît la trame : Heureux l'époux futur dont tu seras la femme, L'inébranlable honneur gardera sa maison.
Si douce aux vieilles gens dans ta jeune saison, Tes soins ingénieux prouvaient une belle àme. Va, pour garder un cœur, bientôt gentille dame, Le tien se trouvera des charmes à foison.
Ton esprit, ton regard, ton sourire ont la grâce Et combien d'autres dons que, ton père, je passe ! Moins modeste, à briller ma fille excellerait.
Mais, chère enfant, pourquoi ce dédain de toi-même, Quand sous tes propres yeux avant tout chacun s'aime ? Décidément sur terre il n'est rien de parfait.