MES PETITS-ENFANTS
Ainsi, j'aurai vécu, jusqu'en mes derniers jours, Pour l'unique agrément d'une bande d'Amours. Jadis, c'était le soir, au-dessus de ma tcte, Sans pitié pour mes nuits, que commençait la fête. Les ai-je assez soufferts leurs tortis, leurs flambeaux, Leurs flèches!... abrégeons: j'en appelle aux tableaux Où Boucher les dévoile agitant leurs emblèmes Avec ces airs pillards qui sont partout les mêmes? De sorte que trente ans j'amusai ces messieurs. Puis, leur volage essaim me laissa : j'étais vieux. Délivré, j'allais donc prendre enfin ma retraite, Me construire une paix par aucun bruit distraite, Me nourrir de lecture ; ô suprêmes douceurs ! Mais déjà les fripons tramaient d'autres noirceurs :