‹ PoésiesChapitre 8 sur 101 · D'APRÈS LE TITIEN · texte numérisé non relu

D'APRÈS LE TITIEN

D'un baiser de l'écume aux brisants de Cythère Tout à coup vient de naître Aphrodite, ô mystère ! A demi hors de l'eau, debout, la déité Sèche dans de l'air bleu sa vierge nudité. Vers elle le remous pousse un blanc coquillage Où l'art a distillé la flore du rivage; Et Vénus qui se coiffe égoulte, en les pressant, Ses blonds cheveux mouillés sur le flot frémissant.

— C'est depuis ce beau jour que les oncles marines Aux plongeurs aguerris donnent des perles fines.

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