‹ PoésiesChapitre 11 sur 142 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Devant la maison de la Gamargo.

L'ABBÉ ANNIBAL DESIDERIO , descendant de sa chaise. musiciens, porteurs.

i/abbé.

Holà ! dites, marauds, — est-ce pas là que loge La Gamargo?

UN PORTEUR

Seigneur, c'est là. — Proche l'horloge Saint-Vincent, tout devant ; ces rideaux que voici. C'est sa chambre à coucher.

i/abbé.

Voilà pour toi, merci.

Parbleu, cette soirée est propice, et je pense Que mes feux pourraient bien avoir leur récompense. La lune ne va pas tarder à se lever ; La chose au premier coup peut ici s'achever. Tètebleu! c'est le moins qu'un homme de ma sorte Ne s'aille pas morfondre à garder une porte ;

LES MAURON8 DU FEU. Ul

Je lie suis pas des geiis qu'on laisse s*cnrouer.

— Or, vous autres coquins, qu'allez-fo«i5'iious jouer?

— Piano, siguor basson ; — amoroso ! la dame

Est une oreille fine ! -^ Il faudrait à ma (larame . Quelque mi bémol, — heiii? Je m*cn x^h me cacher Sous ce contrevent-là ; c'est sa chambre à coucher, N'est-Kîe pas? -

UN PORTEUR

Oui, seigneur.

l'abbé.

Je ne puis ti*op vous dire D'aller bien lentement. — C'est un cruel martyre Que le mien ! Tétebleu! je me suis miné Presque à moitié, le tout pour avoir trop donné A mes divinités de soupers et d'aubades.

. JJl! -SICIENS.

Andautino, seigneur,! ^ '

Musique.

l/.VBUÉ.

Tous ces airs-là sont fades.

Chantez tout bonnement : « Belle Philis, » ou bien : <t Ma Clymène. »

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