A LA MÊME
Vous les regrettiez presque en me les envoyant. Ces vers, beaux comme un rêve et purs comme Taurore. (( Ce malheureux garçon, disiez-vous en riant, Va se croire obligé de me répondre encore. »
Bonjour, ami sonnet, si doux, si bienveillant. Poésie, amitié que le vulgaire ignore, Gentil bouquet de fleurs, de larmes tout brillant, Que dans un noble cœur un soupir fait éclore.
Oui, nous avons ensemble, à peu près, commencé A songer ce grand songe où le monde est bercé. J*ai perdu des procès très-chers, et j'en appelle.
Mais en vous écoutant tout regret a cessé.
Meure mon triste cœur, quand ma pauvre cervelle
Ne saura plus sentir le charme du passé.
Mai I84S.
A M. ALFRED TATTET •eififST
Alu^i, Tnûn cher amt^ voua atlez donc partir l Adieu; ï&is&ez les sots blâmer votre folie* Qiii.d que soit k chemin^ quel que «loit rave:nir, Le ^u1 giiide en ce monde e^t la mai» d't&ue mnie.
Vous me kis^^ pourtant bie» 5£u), moi qui mVnuuie, Maïs q\r importe ? L'espoir de vous voir reveuir Me doïiuera, malgré leâ dégoûts de la vie^ Ce courage d enfant qui consiste à vieillir,
Quelquefois seuleaieut, près de votre mftitnîssc. Sou veuËz* vous d'un cœur qui prouva sa uobïease Mieu^ que l'épervier d'or dotu mou ea^ue e»t armé ;
Qui vous a tout de suite et Ubi-euienl aime» Dans k force et k fleur de la belle jeunesse. Et qui dort maintenant k tout jamais fermé*
17 mai 1843.