A MON FRÈRE, REVENANT D»ITALIE
La belle Gènes, Le visage peint, l'œil brillant.
Qui babille et joue en riant
Avec ses chaînes.
Tu Tas vu, cet antique port, Où, dans sou grand langage mort,
Le flot murmure.
Ou Stendhal, cet esprit charmant, Remplissait si dévotement
Sa sinécure.
Tu Tas vu, ce fantôme altier Qui jadis eut le monde entier
Sous son empilée.
César dans sa pourpre est tombé ; Dans un petit manteau d'a])bé
Sa veuve expire.
Tu t'es bercé sur ce flot pur Où Naple enchâsse dans l'azur
Sa mosaïque, Oreiller des lazzaroni Où sont nés le macaroni
Et la musique.
Qu'il soit rusé, simple ou moqueur, Xest-cc pas qu'il nous laisse au çw\w Un charme étrange, ^^'e peuple ami de la gaielè
Qui donnerait gloire et beauté Pour une orange ?
Catane et Palerme t*ont plu.
Je n'en dis rien ; nous t*avons lu ;
Mais on t'accuse D'avoir parlé bien tendrement, Moins en voyageur qu'en amant,
De Syracuse.
Ils sont beaux, quand il fait beau temps, Ces yeux presque mahométans
De la Sicile; Leur regard tranquille est ardent.
Et bien dire en y répondant
N'est pas facile.
Ils sont doux surtout quand, le soir.
Passe dans son domino noir
La toppatelle.
On peut l'aborder sans danger, Et dire : « Je suis étranger,
Vous êtes belle. »
Ischia! C'est là qu'on a des yeux, C'est là qu'un corsage amoureux
Serre la hanche.
Sur un bas rouge bien tiré Mie, sous le jupou devis
La mule blancUe,