‹ PoésiesChapitre 137 sur 142 · SOUVENIR DES ALPES · texte numérisé non relu

SOUVENIR DES ALPES

Fatigué, brisé, vaincu par l'ennui, Marchait le voyageur dans la plaine altérée, Et du sable brûlant la poussière dorée Voltigeait devant lui.

Devant la pauvre hôtellerie, Sous un vieux pont, dans un site écarté. Un flot de cristal argenté Caressait la rive fleurie.

Deux oisillons, dans un pin d'Ilalie, En sautillant s'envoyaient tour à tour Leur chansonnette ailée, où la mélancolie Jasait avec l'araour.

Pendant qu'une mule rétive Piétinait sous le pampre où rit le dieu joufflu,

Sans toucher aux fleurs de la rive, Le voyageur monta sur le pont vermouhi.

Là, le cœur plein d'uu WÀ^V^i ^V v\ovv>v w\^^\:^vv, I! s'arrêta silencieux.

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