SCÈNE VI
. Chez la Gamargo.
CAMAR60 y entrant, usse-moi. — J'étouffe ! — A-t-ou mis mou billet ?
LiETITIA.
madame.
CAMARGO
Et qu*a-t-on répondu ?
LiETITIA.
Qu'il viendrait.
CAMARGO
il seul?
LiETITIA.
Avec un abbé.
CAMARGO
Qui se nomme. . •
LiETITIA.
sais pas. — Un gvos joufQu, court, ^V\\. YiotûJcafe-
CAMABGO.
Laetitia P
Madame?
LJITITIA.
CAMARGO
Approchez uu peu. — J'ai , Depuis le mois deruier, bieu pâli, bien cliaugé, N'est-ce pas? Je fais peur. — Je ne suis pas coiftee; Et vous me serrez tant, je suis tout étouffée.
î^iETITIA.
Madame a le plus beau teint du monde ce soir.
CAMARGO
Vous croyez? — Relevez ce rideau. —Viens t'asseoir Près de moi. — Peuses-tu, toi, que, pour une femme. C'est un malheur d'aimer, — dans le fond de ton âme ?
LJITITIA.
Un malheur, quand on est riche!
i/abBÉ^ dans la rue.
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CAMARGO
N'euteuds-tu ytas Qu'on a toussé? — Pourtant ce n'était point son pas.
LiETITIA.
Madame, c'est sa voix. — Je vais ouvrir la porte.
CAMARGO
Vei'sez-moi ce flacon sur l'éiiaule.
La Gamargo reste un moment seule en silence. Laetitia rentre, accompagnée de Tabbé sous le manteau de Garuci, puis se retire aussitôt. Le coin du manteau accroche, en passant, la lampe et la renverse.