‹ PoésiesChapitre 3 sur 142 · VENISE · texte numérisé non relu

VENISE

Met devant son miroir Le masque noir.

Sur sa couche embaumée, La Yaniua pâmée Presse encor son amant, En s'endormant ;

Et Narcisa, la folle, Au fond de sa gondole, S'oublie en un festin Jusqu'au matin.

Et qui, dans l'Italie, N'a son grain de folie ?

Qui ne garde aux amours Ses plus beaux jours?

Laissons la vieille horloge.

Au palais du vieux doge, Lui compter de ses nuits Les longs ennuis.

Comptons plutôt, ma belle, Sur ta bouche re1>elle Tant de baisers donnés...

Ou pardonnes.

Comptons plutôt tes chaimes , Comptons les douces larmes Qu'à nos yeux a coAté La volupté !

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