‹ PoésiesChapitre 64 sur 142 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

IRUS, àsatoUeltc, SPADItLE, QUINOLA.

IRUS

Lequel de vous, marauds, m*a posé ma perruque? Outre que les rubans me font mal à la nuque, Je suis couvert de poudre, et j'en ai plein les yeux. QUINOLA.

(^e n'est pas moi.

SPADUXE.

Ni moi.

QUINOLA

Moi, je tenais la queue

SPADILLE

Moi, monsieur, je peignais.

mus.

Vous mentez tous les deux.

Allons, mon habit rose et ma culotte bleue. Hum ! Brum! Diable de poudi-el — Hatsch! JesuisaveugI

Il élernue.

QUINOLA^ ouvrant une armoire.

Monsieur, vous ne sauriez mettre cette culotte* La lampe était auprès; — toute l'huile a coulé.

SPADILLE^ ouvrant une autre armoire.

Monsieur, votre habit rose est tout rempli de crotte •, Quand je l'ai déployé le chat était dessus.

IRUS

Ciel ! de cette fat^on voir tous mes plans déçus!

lis ; — il me vieut uue idée :

SPADILLE

Monsieur, l'horloge est arrélée.

IRUS

jà deux coups pour le dîné ?

QUINOLA

is sonné.

SPADILLE

Si, si, Ton a sonné, mus.

ique instant que le nouveau convive iner ne paraisse et n'arrive.

SPADILLE

tre en vert.

OXJINOLA.

n faut vous mettre en gi-is.

IRUS

sommes-nous ?

SPADILLE

Nous sommes en novembi*e.

QUINOLA

IRUS

Mettez ces deux habits, ènerez ensuite par la chambi-e, un peu l'effet que je ferai..

Les valets obéissent.

SPADILLE

n maitiuis.

UUliSOLA.

Moi, j*ai Tair d'un miaisti IRUS^ les regardant.

Spadille a lair d'uue oie, et QuinoU d*im cuistre. Je ue sais pas à quoi je me déciderai. LAERTE^ entrant.

Et vous, vous avez l'air, mon neveu, d'une béte. N*ètes-vous pas honteux de vous poudrer la tête, Et de perdre, à courir dans votre cabinet. Plus de temps qu'il n'en faut pour écrire un sonnet Allons, venez dîner ; — votre assiette s'ennuie.

IRUS

Vous ue voudriez pas, au prix de votre vie. Me traîner au salon, sans rouge et demi-nu ? Quel habit faut-il mettre ?

Eh! le premier venu.

Allons, écoutez-moi. Vous trouverez à table Le nouvel arrivé : — c'est un jeune hoinme aimable Qui vient pour épouser un de mes chers enfants. Jetez, au nom de Dieu, vos regards triomphants Sur un autre que lui; ue cherchez pas à plaire. Et n'avalez pas tout comme à votre ordinaire. Il est simple et timide, et de bonne façon ; EuGu, c'est ce qu'on nonune un honnête garçon . Tâchez, si vous trouvez ses manières conmiunes. De ne point décocher, en prenant du tabac. Votre charmant sourire et vos mots d'almanach. Tarissez, s'il se peut, sur vos bonnes fortunes. Ne vous inondez pas de vos flacons damnés ;

)a puisse vous (tailler sans se boucher le nez. gauts blancs sont de trop ; on dîne les mains nues.

mus.

uis presque tenté, pour cadrer à vos vues, er mon habit vert, et de me mettre en noir.

LAERTE

, de par tous les saints, non, je vous remercie, peste soit de vous ! — Qui diantre se soucie, otre habit est vert, de s'en apercevoir ?

IRUS

i-je savoir, du moins, le nom de ce jeune homme ? '

LAERTE

îst-ce que ça vous fait ? C*est Silvio qu'il se nomme.

' IRUS

io ! ce n'est pas mal. — Silvio ! — le nom est bien ; , — Irus, — Silvio ; —^ mais j'aime mieux le mien.

père est mon ami, — celui de votre mère. s avons le projet, depuis plus de vingt ans, nourir en famille, et d'unir nos enfants.

au ciel, pour tous deux, que son fils eût un {rèi*e !

IRUS

Dieu! monsieur le duc, qu'entendez-vous par là.^ lois«je pas aussi devenir votre gendre ?

LAERTE

t bon, je le sais bien ; vous pouvez vous attendre ûuver votre tour; — mais Silvio choisira.

Exeunt-

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