Egyptus est raiicien nom du Nil
3. Se console, c'est-à-dire se satisfait, se charme en chantant. C'est un retour au sens étymologique du mot.
Mollement en cadence inclinaient leurs feuillages ; Et pâtres oubliant leur troupeau délaissé, Et voyageurs quittant leur chemin commencé, Couraient. 11 les entend, près de son jeune guide, L'un sur l'autre pressés, tendre une oreille avide ; Et nymphes et sylvains sortaient pour l'admirer, Et l'écoutaient en foule, et n'osaient respirer ; Caren de longs détours de chansons vagabondes 11 enchaînait de tout les semences fécondes, Les principes du feu, les eaux, la terre et l'air, Les fleuves descendus du sein de Jupiter, Les oracles, les arts, les cités fraternelles, Et depuis le chaos les amours immortelles ; D'abord le roi divin, et l'Olympe, et les cieux, Et le monde, ébranlés d'un signe de ses yeux. Et les dieux partagés en une immense guerre \ Et le sang plus qu'humain venant rougir la terro -, Et les rois assemblés, et sous les pieds guerriers Une nuit de poussière, et les chars meurtriers, Et les héros armés, brillant dans les campagnes Comme un vaste incendie aux cimes des montagnes, Les coursiers hérissant leur crinière à longs flots, Et d'une voix humaine excitant les héros ^ ; Delà, portant ses pas dans les paisibles villes, Les lois, les orateurs, les récoltes fertiles ; Mais bientôt de soldats les remparts entourés. Les victimes tombant dans les parvis sacrés. Et les assauts mortels aux épouses plaintives, Et les mères en deuil, et les filles captives ; Puis aussi les moissons joyeuses, les troupeaux Bêlants ou mugissants, les rustiques pipeaux, Les chansons, les festins, les vendanges bruyantes, Et la flûte et la lyre, et les noces dansantes.