L'INVENTION
0 fils du Minciiis ^, je te salue, ô toi
Par qui le dieu des arts fut roi du peuple roi !
Et vous, à qui jadis, pour créer l'harmonie,
L'Attiqueet l'onde Egée, et la belle lonie,
Donnèrent un ciel pur, les plaisirs, la beauté,
Des mœurs simples, des lois, la paix, la liberté,
Un langage sonore, aux douceurs souveraines.
Le plus beau qui soit né sur des lèvres humaines ^ I
Nul âge ne verra pâlir vos saints lauriers,
Car vos pas inventeurs ouvrirent les sentiers ;
Et du temple des arts que la gloire environne
Vos mains ont élevé la première colonne.
1. V Invention d'André Chénier complète heureusement V Art poétique de Boi- Icau. André Chénier y développe avec beaucoup de force celte pensée, ju-fo et féconde, que les faits et les idées que nous mettons en œuvre dans nos poèmes doivent être modernes, mais que ceu\-ri doivent être dignes d'être comparés aux ouvrages des anciens par l'art qui préside à la disposition des idées et par la beauté de la forme. C'est ce qu'il a résumé dans ce vers magistral ;
Sur des penscrs nouveaux faisons des veri ai.liquu^.