‹ Poésies choisies de Gentil-Bernard;Chapitre 36 sur 78 · LES ETUDES D'ANACREON · texte numérisé non relu

LES ETUDES D'ANACREON

VERS, chansons, études frivoles; Muse, amour, voici mes adieux.

Ma main va mesurer les pôles ; Mon compas va régler les cîeux.

Je saurai si l'axe immobile Laisse agir les globes mouvants !

Quelle est des feux la course agile ; D'où partent la foudre et les vents.

230 Poésies de GentilmBernard,

Insensé, quand le ciel m'appelle, Quel soin frivole m'égaroit I J'observois les yeux d'une belle.

Lorsqu'un satellite paroît.

Suivons l'ardeur qui me réveille, Pénétrons les secrets divers; Portez mes livres sous ma treille, J'y veux contempler l'univers.

Dieu du vrai, toi qui nous éclaires, Bacchus, soutiens mon feu divin.

Dévoile à mes yeux le mystère; Tous les secrets sont dans le vin.

Ah ! pour échauffer mon génie Si Corinne étoit en ces lieux !

Corinne, bien mieux qu'Uranie, M'ouvriroit les portes des cieux.

Corinne encor! tout m'y appelle; Cédons à mes sens prévenus.

Astres éclipsés devant elle, Mondes, qu'êtes-vous devenus?

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