‹ Poésies choisies de Gentil-Bernard;Chapitre 74 sur 78 · THÉÂTRE · texte numérisé non relu

THÉÂTRE

Castor et Potlux, tragédie lyrique, en cinq actes, avec prologue, par M. Bernard, 1737 ; pet. in-4'*.

Cet opéra, dont Rameau composa la musique, fut représenté, pour la première fois, le 24 août 1737. Il obtint un succès prodigieux pour Tépoque et fut plusieurs fois repris à la scène, notamment en 1754, I7^ '77^ et 1778. On le trouve dans diverses collections théâtrales; la dernière édition séparée parait être celle donnée par RouUet. ^ Paris, an V; in-8<*. Cette pièce a été en outre réimprimée dans diverses éditions des œuvres choisies ou complètes de Bernard.

Les Surprises de Vamour, ballet en trois actes séparés, composé de l'Enlèvement d*Adonis, la Ljrre enchantée et Anacréon, le tout par Bernard, musique de Rameau. — Paris, 1748 ; in-8».

Autre édition. — Paris, V'« Delormel et fils, 1757; în^*.

Cet opéra-ballet, représenté à la cour, dès 1748, ne parut sur la scène de l'Académie royale de musique que le 31 mai 1757.

On le trouve encore dans le Recueil des comédies (divertissements) et ballets, représentés âur le théâtre des Petits- Appartements (à Versailles), pendant les hivers de 1747 à 1750, imprimé par exprès commandement de Sa Majesté (Ballard) ; 6 vol. in-S** sur vélin. Un exemplaire unique de cette curieuse collection, provenant des bibliothèques de M"« de Pompadour et du duc d*e la Vallière, a été acheté 203 francs, à la vente Mac-Carthy.

Les Surprises de l'amour ont été plusieurs fois réimprimées, notamment dans l'édition Fayolle et dans celle donnée par Janet et Cotelle, en 1823.

Indépendamment de ces deux opéras, on doit encore à Bernard plusieurs ouvrages dramatiques ; ce sont :

Thessalus, opéra en cinq actes ;

Appendice bibliographique. 347

Séiimnus, ou le fleuve de rindifférence ; acte de ballet, composé en 1755 î

Palmyre, acte de ballet ;

Les Hespérides, acte de ballet ;

Elmire, comédie en cinq actes et en vers.

Ces cinq ouvrages ont été imprimés dans l'édition donnée par FayoUe, qui a pris soin de faire connaître les détails suivants au sujet de la comédie à^ Elmire :

« Cette pièce fut présentée, en l'an IX (1801), au Théâtre- Français sous le voile de l'anon3rme. Sur les observations auxquelles elle donna lieu, elle fut réduite en trois actes et soumise de nouveau, en cet état, au comité, que rendit finalement ce verdict : « La Comédie-Françoise ni « peut admettre cet ouvrage, même à la lecture, parce que, « si le fond en est ingénieux, l'ensemble et la manière dont « il est traité ne sont pas assez réfléchis, assez soignés, assez « bien combinés avec la décence théâtrale dont la scène « françoise ne peut s'écarter... On doit au surplus à l'auteur de « cet ouvrage des encouragements, dont il peut profiter % pour le corriger ou en faire de meilleurs à l'avenir. Il « doit surtout épurer son style, le châtier davantage et se « défier d'une facilité dangereuse qu'on prendroit pour de « la foiblesse plutôt ^que du talent. Le sien, car il en a, « doit être plus exercé dans l'art dramatique qu'il n'a pas « encore assez étudié, mais auquel il nous semble très « propre sous beaucoup de rapports. » — Pauvre Gentil- Bernard, quelle différence entre ce jugement juste et fosévère et cet enthousiasme immodéré qu'excitaient autr si vos aimables et faciles productions !

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