ŒUVRES CHOISIES ŒUVRES COMPLÈTES
Remarquons d'abord que la division des éditions collectives de Bernard en œuvres choisies et œuvres complètes est forcément un peu arbitraire : aucune édition, en effet, sauf, bien entendu, celle donnée par FayoUe, ne peut être
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à juste titre qualifiée de cùmplHe, Pour établir cette division, il faut s'en rapporter aux indications des titres de chaque réimpression ou aux annonces des éditeurs. Beaucoup d'éditions, soi-disant complètes, pourraient être indifféremment classées parmi les' œuvres choisies. Suivons néanmoins cette division convenue, mais nécessaire :
I« Œuvres choisies.
Œuvres de Gentil- Bernard, — Paris, 179 1, un volume Cazin.
Œuvres de Gentil^Bernard, — Paris, deux volumes Contrefaçon Cazin, 1791.
Œuvres de Bernard, édition stéréotj^ d'Herhan. — Paris, 1803, in-l2. La Bibliothèque nationale conser\'e un exemplaire uniçue sur véiin de cette jolie édition, avec un titre imprimé en or, uu second en rouge et un troisième en noir. — Renouard a fait graver, pour cette édition, un portrait de Bernard, par Delvaux ; M. Sieurin affirme que ce portrait est la réduction de celui de Gauffecourt, peint par Nattier et gravé in-folio, par DauUé. (Voy. le Guide, de M. H. Cohen).
Œuvres choisies de Bernard. — Pans, M""« Dabo-Butschert (édition stéréotype d'Herhan), 1803 ; in-i8.
Autre édition (publiée par Fayolle). — Paris, F. Didot (stéréotypie), Bossange frères,. 181 1 ; in-i8, i franc. lia été tiré des exemplaires sur papier fin (i fr. 25), sur papier vélin (2 fr. 50) et sur grand papier vélin (3 fr. 50).
Autre édition, — Paris, M""» Dabo-Butschert (stéréotjrpie d'Herhan), 1882 ; in- 18, i fr. 50 ; réimprimé dans le même format et par les mêmes éditeurs, en 1819 et 1825.
Autre édition. — Paris, Albouy, 1821 ; in-8'>, ornée de six gravures et d'un portrait, 3 fr. 50.
Autre édition. — Paris, Ménard et Desenne fils, 1822; in- 18, portrait, 2 francs; tirage sur papier vélin avec portrait avant la lettre (4 francs) ; autre tirage in-l2, papier fin, fig. (2 fr. 50). £nfin, il existe des exemplaires sur papier vélin, avec portrait avant la lettre (5 firancs.)
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Autre édition, ornée d'une gravure d'après Pnid'hon. — Paris, Janet et Cotelle, 1823 ; in-8» de VI, 420 pages (imprimerie de J. Didot aîné), 6 fr. 50 et sur papier d'Annonay, 7 fr. 50. C'est, à notre avis, la meilleure édition des œuvres choisies.
Autre édition, -—Paris, Froment; Berquet, 1823; in-12, 3 francs.
Autre édition. — Paris, Lemoine (imprimerie de J.-L. Bellemain), 1826 ; in-32, 75 cent., plus 30 cent, pour le portrait et 60 cent, avec portrait sur chine. Charmant petit volume de la collection dite Bibliothèque en miniature.
Œuvres choisies de Bernard. — A Paris, chez Victor Masson, 1836 ; in-i8» de ix-235 pages. Cette édition paraît être la dernière qui ait été donnée des œuvres choisies.
2" Œuvres complètes.
Œuvres complètes de M. Bernard. — A Londres, 1777, un volume, Cazin, gravure au titre signée C.-P. Marillier, avec la date de 1781 ; N. de Launay, sculpsit, avec ce vers :
Presse, ose tout et Delphire est à toi.
Quoique annoncée comme complète, bien des pièces sont omises dans cette édition.
Autre édition. — Cazin, même date, même texte que la précédente, sauf ces deux vers au bas du titre :
Je vous atteste, ô beautés que j'enseigne, / .
De cet amour, oui, vous suives {sic) renseigne.
Autre édition. — S. 1. n. d. (Paris, 1782). Cazin, un volume, avec titre gravé avant la lettre. Au bas, deux amours s'embrassant.
Autre édition, — A Londres, 1795, un vol. in-12. Bien que n'étant pas de Cazin, cette édition est faite sur le papier choisi par ce célèbre éditeur , les ornements et les fleurons ont, avec ses publications, un caractère de similitude que
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l'on retrouve dans beaucoup de volumes de cette époque.
Autre iditicn, — S. I. 1786, un vol., titre gravé ; au bas : Édition de Cazin.
Autre édition. — A Londres, s. d. (vers 1787). Un volume, contrefaçon Cazin.
Autre édition. — Paris, Fr. Dufart, 1793, an II ; in-i8, papier vélin, fig. de Delignon.
Œuvres complètes de P.-J. Bernard. — Paris, imprimerie de Didot jeune, 1795 ; gr. in-8", fig., papier vélin, 7 francs et sur grand papier 14 francs On n'a fait imprimer l'opéra de Castor et Polîux que pour 35 exemplaires ; cette édition, avec cette pièce, s'est vendue jusqu'à 20 francs, elle a beaucoup baissé depuis.
Les Œuvres de Bernard, — Paris, imprimerie de P. Didot l'aîné, 1797 ; gr. in-4*, papier vélin, figure d'après Prud'hon, 42 francs et, avec les figures avant la lettre, 84 francs. « Cette dernière et belle édition, dit Quérard, fait partie de la collection des auteurs classiques françaislatins, imprimés pour l'éducation du Dauphin ; ces exemplaires, avec les figures avant la lettre, contiennent, de plus que les autres, les opéras de Bernard et toutes les pièces de poésie que l'on connaît de lui ; elle est tirée sur papier vélin beaucoup plus fort que celui des autres auteurs de cette collection. » Il en existe un exemplaire sur vilin auquel on a joint trois jolis dessins de Prud'hon. Cet exemplaire a atteint la somme de 1,500 francs à la vente du prince Galitzîn, en mars 1825. Ces dessins ont été ensuite vendus séparément à très haut prix. « Les quatre figures, dessinées par Prud'hon, ont été gravées par Beisson et Copia, sauf la dernière, Phrosine, qui l'a été par Prud'hon luimême. Cette pièce est regardée comme fort rare par M. Sieurin. » (Voy. le Guide, de M. H. Cohen.)
Guilbert de Pixérécourt (voy. le n® 672 de son catalogue) possédait un magnifique exemplaire de cette belle édition ; il y avait joint quatre belles gravures dont celle de Lida, par Saint-Aubin, d'après Véronèse, et deux portraits in-4® de Bernard, l'un, original, dessiné au crayon, et l'autre gravé avant la lettre. (Vendu 37 fr. 50 seulement.)
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Œuvres de P.-J. Bernard, — Paris, Renouard, 1797 ; in-8», fig.
Œuvres de Bernard, seule édition complète et la première faite sur les manuscrits autographes de l'auteur, la plupart inédits, avec cette épigraphe :
Ma main te grave en traits de feu L'Amour que j'ai senti de même.
EpUrt â Galatie.
A Paris, chez F. Buisson, imprimeur-libraire, rue Hautefeuille, n* 20, an XI (1803) ; 2 volumes in-8« de xxxii- 348 et 317 pages, 15 francs. Il a été tiré de cette édition, assez belle, quoi qu'en dise Brunet, des exemplaires sur papier vélin.
En même temps que cette édition de luxe, Buisson en publiait une autre absolument identique, mais moins chère, en 4 volumes in-i8 de xxxvi-185, 219, 183 et 193 pages, 8 francs. — Guilbert de Pixérécourt possédait un des six exemplaires tirés sur vélin, dans lequel il avait réuni toutes les figures et vignettes gravées pour les éditions précédentes (épreuves avant la lettre), ainsi que d'autres figures et portraits relatifs à l'ouvrage. Ce magnifique exemplaire, relié par Bozérian, en maroquin citron ne s'est cependant vendu que 43 francs. Quel prix n'atteindrait-il pas aujourd'hui s'il repassait en vente ?
Cette édition, vraiment complète, des œuvres de Bernard n'eut pas un grand débit en 1803 ; sept ans après, Arth. Bertrand, acquéreur des exemplaires restés en magasin, les remettait en vente avec un nouveau titre portant son nom et la date de 18 10. — Enfin, un autre libraire tentait, en 1833,1a même spéculation en faisant imprimer, à cette date, de nouveaux titres et de nouvelles couvertures, avec cette simple mention : A Paris,* chez tous les marchands de nouveautés. Le nouveau faux-titre porte les noms de Bacquenois et Appert, imprimeurs, rue Christine, 2.
Telles sont toutes les indications que nous avons pu re-
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cueillir sur la bibliographie de P.-J. Bernard. Ajoutons encore qu'on trouve un certain nombre de pièces de cet auteur, avec ou sans son nom, dans divers recueils du temps, notamment dans VA/mûMocA des Muses et dans le tome X du Nouvel aimauach des Muses (i8ii). La plupart de ces légères productions ont été insérées dans l'édition complète publiée par Fayolle. Parmi celles, en très petit nombre, qui ont échappé aux recherches de ce consciencieux compilateur et aux investigations de M. Quicherat luimême, il en est une de huit vers qui ne nous a pas semblé indigne d'être tirée de l'oubli. Elle se trouve dans VAlma^ nack des Muses pour 1771 (p. 92). Sa brièveté nous permet de la reproduire en terminant ces notes bibliographiques peut-être un peu longues ; par le fond, comme par la forme, elle résume bien tout le système poétique de Gentil- Bernard ; la voici :