‹ Poésies choisies de Gentil-Bernard;Chapitre 76 sur 78 · ET SUR SES ÉCRITS · texte numérisé non relu

ET SUR SES ÉCRITS

AUGER. — Article P.-J. Bernard, dans la Biographie universelle, de Michaud (t. IV, p. 293-295).

— Mélanges philosophiques et littéraires, — Paris, 1828 ; in-8« (t. II, p. 247-253).

Bachaumont. — Mémoires secrets, t, I**", 16 mars 1762; t. XVI (addition), 14 janvier 1764 ; t. II, 30 mars 1764 ;

Appendice bibliographique. 353

t. III, 2 avril 1767 ; t. IV, 11 octobre 1768 ; t. V, 12 et 25 février 1770; t. VIII, 20 juillet 1775.

BOYER (Philoxène). — Notice sur Bernard, dans les Poètes français, recueil publié sous la direction de M. E. Crépct. — Paris, Gide, 1861-62 ; 4 volumes in-8<* (t. III, p. 269 et suiv.) ;

Brunet (J.-C). — Manuel du libraire, dernière édition (t. I", col. 794-795)

Caxin, sa vie et ses éditions, par un CazinophUe, Reims, 1876; in-i8 (p. 61, 62, 95, 135, 156, 209, 215, 231).

Cohen (Henri). — Guide de V amateur de livres à figures du xviir siècle, — Paris ; gr. in-8« (col. 34).

Fayolle (F.). — Essai sur la vie et les ouvrages de Bernord. Cette notice forme les pages 7 à 28 de l'édition, en 2 volumes in-8", donnée par Dubuisson en 1803.

Gay (J.). — Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes, au mariage, 3« édition. — Turin, 1871- 1873 ; 6 volumes in- 12 {ùassim).

Grimm et Diderot. — Correspondance littéraire, édition Garnier. — Paris, 1878-1882 ; 16 volumes in-8'», t. II, p. 4, 271, 323 ; t. III, 406, 457 ; t. V, 452 ; t. IX, 76,257, 442; t. X, 22, 241, 242; t. XI, 168, 198, 199, 483.

HOUSSAYE (Arsène). — Galerie du XVIII* siècle, — Paris, 1848 ; 2 volumes in-12 (4*' édition).

La Harpe. — Cours de littérature. Articles sur Ovide et sur Bernard.

Ligne (le prince de). — Remarqués sur le lycée et Souvenirs {passim).

Marescot (F. de). — Notice sur Bernard, formant l'avant-propos de sa jolie réimpression de VArt d'aimer. — Paris, Jouaust, 1874 ; in-i6 (p. I à xv).

Marmontel. — Mémoires, édition donnée par Fr. Barrière. — Paris, Didot, 1846 ; in-l2 (livre VI).

Montgravier (Azéma de). — Album du Dauphiné, 1837 ;

PalissoT. — Mémoires pour servir à fAistoire de la lit' térature et Notice sur Bernard, dans le Nécrologe des hommes célèbres de France, — Paris, 1 767- 1782 ; in-i2, (année 1776).

354 Appendice bibliographique.

QUÉRARD(J.-M.). — La France littéraire (U !«', p. 290, 291).

QuiCHERAT (L.). — Excellent article, enrichi de pièces inédites, sur les éditions de Bernard, inséré dans YAtk^nœum français (17 mai 1856).

ROLLE fHippol3rte}. — Article Bernard, dans le Dictionnaire de la conversation, dernière édition (t. III, p. 46-

Sartifus, Journal des inspecteurs de M. de,.. — Bruxelles et Paris, 1863 ; in-12 (p. 75 et 253).

Soleinne, Catalogue de la bibliothèque de M. de.., — N~ 1853, 3286, 3287, 3292, 3301, 3321 et (2« supplément, 307).

Vapereau. — Dictionnaire universel de littérature. — Paris, Hachette, 1876; gr. in-8» (p. 870^

Vernays (Paul de). — Revue du Dauphiné et de la Savoie y année 1857.

Voltaire. — Œuvres complètes. Édition Desœr : t. III, p. 978, 986, 1083; t. IX, p. 198, 199, 215, 225, 227, 241, 243, 245, 255, 288, 291, 309, 314, 325, 365 5 t. XI, p. 533, 728; t. XII, p. 49, 224, 229,270, 337.

Il convient d'ajouter que Bernard a été mis plusieurs fois sur la scène, notamment dans les deux pièces suivantes :

I" Gentil-Bernard, vaudeville en un acte, par Philipon de la Madelaine et Leprévost d^Iray. — Paris, an IX ; in-8»;

2* Gentil-Bernard ou l'Art d'aimer, comédie, par Dumanoirei Clairville. — Paris, 1846 ;in-8<', 60 centimes. — Cette pièce, en cinq actes, mêlée de couplets, représentée d'abord au théâtre des Variétés, a souvent été réimprimée.

Nous ne pouvons nous empêcher, avant de terminer cette notice, de relever encore le jugement, plus flatteur qu'exact, exprimé par Voltaire au sujet de F Art d'aimer. « Vous avez commencé, écrivait le grand homme à notre petit poète, un ouvrage unique en notre langue et qui sera

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toujours aussi aimable que vous. » Il appartient aux lecteurs du XIX® siècle d'apprécier si ce poème est toujours aussi aimable que le disait Voltaire. Mais ce qu'ils ne peuvent ni ne doivent croire, c'est que Bernard ait été, en France, l'unique chantre de VArt cT aimer. Bien d'autres poètes, avant et après lui, se sont abandonnés aux séductions d'un sujet aussi vieux que le monde et qui durera autant que l'humanité. La plupart, il est vrai, n'ont fait que traduire Ovide ; les autres, et notre Bernard tout le premier, se sont plus ou moins inspirés de l'élégant poète de Sulmone, dont ils ont presque toujours suivi le plan et souvent emprunté les idées. — Quel est, parmi tous ces poètes, celui qui a le mieux traité son sujet et s'est le plus rapproché de son modèle ? C'est une question que nous ne nous chargerons pas de trancher et dont nous lais, serons l'étude à quelque patient et laborieux érudit. Sans remonter, en effet, jusqu'au Rommant de la Rose où XArt cT amour est toute enclose, de Jehan de Mehun-Clopinel, ni même à Y Art de honnestement aymer, du bizarre Jean Bouchet, que de livres, que de recueils ne faudrait-il pas compulser pour se mettre à même de décider avec compétence sur cette question ! Le lecteur pourra se faire une idée, d'ailleurs fort approximative, des recherches et des comparaisons que nécessiterait un pareil labeur, en jetant les yeux sur la liste suivante; encore ne citons-nous, dans cette très succincte nomenclature, que les principaux poètes français qui, depuis deux siècles, ont essayé de chanter M Art d'aimer, soit en traduisant, ou plutôt en imitant Ovide, soit en suivant leur propre inspiration.

Heratotechnie , ou XArt d'aimer d' Ovide ^ en vers burlesques, par le sieur D. L. B. M. — Paris, 1650; in-4*> de 86 feuillets. Ce poème soi-disant burlesque est fort rare et l'on n'a pu, jusqu'à présent, en découvrir l'auteur.

L'Art de plaire, par M. Gilbert. Poème divisé en deux livres. Le premier dédié à Christine, reine de Suède; le second à Monsieur, frère unique du roi. — Paris, Guillaume de Luynes, 1655 ; in-12. Réimprimé en 1656. — - Gabriel Gilbert était secrétaire de la reine Christine,

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quand il composa ce poème à rimitation de celui d'Ovide. C'est un ouvrage peu moral et qui se ressent de la jeunesse de son auteur.

L'Art tC aimer tC Ovide, avec les Remèdes d amour, traduit en vers burlesques (par le médecin Dmfimr), — Paris, Loyson, 1662; in-ia. Rare, quoique réimprimé Tannée suivante.

L' Art d aimer d Ovide (le premier livre seulement), traduit en vers français (par le président Nicole), — Paris, de Sercy, 1664 ; in-12 de 71 pages.

LArt d aimer d Ovide, ou la meilleure manière d aimer Ovide (par Z. Ferrier de la Martinière). — Cologne (Paris). B. d'£gmont, 1696; in-12, deux portraits. Réimprimé sous ce titre : Ovide amoureux ou V École des amans. La Haye (Rouen), 1698; in-12.

L'Art d aimer, ou le Guide des amants, poème héroïque en trois chants (par A^. Baron de ThibouvHle\ 1696 ; io-12. Réimprimé dans les œuvres de Grécourt.

Œuvres diverses du S' D, {de Blainville). — Amsterdam, 1714; in-12. On y trouve la traduction en vers de VArt d aimer et du Remède d'amour.

Imitation de VArt d aimer et du Remède d amour d Ovide , suivant les mœurs de ce siècle, en vers (anonyme). — Amsterdam (Paris), i744; in-S".

LArt d aimer, poème héroïque en quatre chants. Omnia vincit amor. Virg. (par François-Etienne Gouge de Cessiires). — S. d., 1745 ; petit in-8» de XXlX-103 ps^es et Amsterdam, 1748, 1751. •— Londres, 1750. — Cythère, 1756. — Paris, 1757 et s. d. (1759). — Londres ; in-8», XXXII- 200 pages, 1760, 1766, 1785. -- Avignon, 1787 ; petit in-8*, figures d'Eisen. — Dans les deux premières éditions le poème n'a que quatre chants ; il en a six dans les autres. Quoique si souvent réimprimé, ce pauvre ouvrage est bien oublié aujourd'hui.

L*Art d aimer et le Remède d'amour, en vers français. Traduction nouvelle (anonyme), ornée de figures, 175 1 ; in-12. Traduction souvent réimprimée, et, entre autres, sous les rubriques de Cythère, 1756 ; in-8<*. — Amsterdam,

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1757, in-ia ; c'est celle qui se trouve dans les dififérentes éditions des Œuvres galantes et amoureuses tf Ovide, On n'en connaît pas l'auteur, dit Quérard. Cependant ne serait-ce pas la même que celle-ci :

L'Art d'aimer, en trois chants, et le Remède d'amour, traduit d'Ovide, par Cogolin, — Amsterdam (Paris), 1751 ; petit in-8».

L'Art de plaire, poème en trois chants dédié aux dames, et autres poésies intéressantes (par Mauger), S. 1., 1756 ; in-8*. Ce poème avait déjà paru sous le titre d'Essai sur Part de plaire, s. L, 1746; in-8«.

L'Art et aimer ^ poème en trois chants, par Gentil-Bernard, 1775 ('^oîi' ^u commencement de cet appendice tout ce qui a été dit sur cet ouvrage).

L'Art et aimer ^ Ovide, traduction en vers (le texte en r^;ard), avec des remarques par M. de Saint- Ange, — Paris, Giguet et Michaud, 1807 ;in-i2,une figure, nouvelle édition. — Paris, L.-G. Michaud, 1823 ; in-12. Traduction médiocre et sénile.

Fragments d'un poème inédit de tArt (t aimer, -p^x Nie.' Th, Barthe, se trouve dans les Œuvres choisies de cet auteur, publiées par FayoUe. — Paris, F. Didot, 1811 ; in-i8. L'Art ttaimer, poème en trois chants, traduit en vers français, par F,- A, de Goumay, avocat, avec des notes à chaque chant (et le texte en regard). — Caen, Poisson et Blin-Baron. — Paris, Lenormant 1817; in-8*.

L'Art de plaire it Ovide, poème en trois chants ; suivi du Remède d'amour, poème en un chant ; nouvelle traduction en vers français avec le texte latin en regard, et de la Fidélité, poème erotique en trois chants, par F, D, C. {Firault des Chaumes), — Paris, Guillaume et €'•, 1818 ; in-i2, quatre gravures.

L'Art de plaire, i^oèmt en trois chants, ^9X Lenoble, — Toulouse, imprimerie Vieusseux, 1820 ; in-8« de deux feuilles un quart.

L'Art d'aimer, traduction en vers (le texte en regard) avec des remarques, par M. Ai Fhilippe. — Paris, imprimerie Carpentier-Méricourt, 1829 ; in-i8.

358 Appendice bibliographique.

L'Art ttaimir, suivi du Rimkdi d amour (anonyme). — Avignon, x8a8, in-8* de 48 pages.

L'Art di piairê, traduit en vers français^ du poème d'Ovide intitulé : Ars amatâria, par le comte di CarbonneL — Panckoucke, à Paris; 1843» in-i8.

L'Art de plaire, poème, par V.B. Colonna, — Lyon imprimerie Regard, 1867 ; in-8* de 36 pages.

Indépendamment des ouvrages que nous venons de décrire, il en existe d'autres, intitulés Art tf aimer. Aride plaire, Art de se faire aimer, etc., etc., mais qui ne rentrent pas dans la catégorie des poèmes dont nous nous occupons. La plupart sont en prose, et [ceux qui sont en vers sont plutôt des recueils de poésies diverses que de véritables poèmes. Tel est, par exemple, PArt <f aimer, publié en 1867, par M. ^. <& Lonlay,

D'ailleurs, s'il est bien vrai que

Le secret d'ennayer soit celui de tout dire,

nous craignons d'avoir déjà trop abusé de la patience du lecteur, par cet étalage de renseignements bibliographiques. Pour mériter notre grâce, nous terminerons notre petit travail en reproduisant une amusante anecdote qui rentre complètement dans la nature de notre sujet. Elle est due à la plume spirituelle de M. AlUric Second et est tirée d'une brochurette bien oubliée aujourd'hui : Lettres cochiu' chinoises sur les Àommes et les choses du Jour (Paris^ 1841, in-i8). — Vraie ou fausse, cette historiette démontre que tout n'est pas profit dans le métier de ChaatredeFamour; qu'elle nous serve donc de mot de la fin ; la voici :

« Un feuilletonniste du grand format débuta dans la carrière par un petit volume intitulé VArt ii aimer, — Il y a de cela quelque dix ou douze ans.

« Ce rival du poète Ovide — qui a oublié jusqu'au titre de son ouvrage ^^ devint subitement épris, la semaine passée, d'une des plus charmantes actrices des théâtres secondaires.

« Jugeant bien d'après les désirstumultueuzde son cœur

Appendice bibliographique^ 359

que sa passion n'était pas ezclxisivement platonique, notre homme prit son courage à deux mains, se coififa sur l'oreille et s'achemina chez l'actrice en question.

« — Qui me vaut l'avantage de vous voir? demanda celle-ci au visiteur, en lui tendant la main. M'apportezvous un bon rôle ? — Le feuilletonniste fait aussi des pièces à ses moments perdus.

« — Je viens, madame, vous dire que je vous aime !

« — Pas possible !...

« — Je vous aime comme l'abeille aime la fleur, comme l'exilé aime sa patrie... comme...

« Ici l'actrice ne peut réprimer un éclat de rire.

« — Vous riez, madame, reprit le jom-naliste ; vous riez quand je pleure... vous riez quand je soufire !

« — Bravo I bravissimo ! allez toujours, interrompit l'actrice en se pâmant d'aise.

« — Qu'est-ce à dire ?

« — Je connais ça... page 37... allez donc... mais allez donc, de grâce !

« — De la raillerie ; c'en est trop 1 il faut que tu sois à moi!

« — Le tutoiement... chapitre IX... page 118...

« — Plutôt que de continuer à souffrir ce que j'endure« je me tuerai..., entendez-vous bien, madame, je me tuerai !

« — Oh ! la page 290 et dernière !

« Et en parlant ainsi, l'actrice prit sm* son étagère un petit Art <f aimer, fort proprement relié en veau, — qu'elle ouvrit. — à la page indiquée — sous les yeux de l'auteur, — son amoureux confus. »

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