Jean Segond. R. 4. Abeille
De ses bras en mainte sorte !
Sur moy se laissant courber, Peu à peu la voit tomber Dans mon sein à demi-morte ;
Puis» mettant la bouche sienne Tout à plat dessus la mienne.
Me murd, et je la remors.
Je lui darde, elle me darde ^ Sa languette fretillarde < ; Puis en ses bras je m'endors.
D'un baiser doucement long Eir me suce l'ame.adonc ', Puis en souflant la repousse, La ressuce encore un coup, La ressoufle tout à coup Avec son haleine douce.
Tout ainsi les colombelles, Trémoussant un peu des ailes, Havemcnt 3 se vont baisant^ Après que l'oiseuse * glace A quitté la froide place Au printemps doux et plaisant.
Helas ! mais tempère un peu Les biens dont je suis repcu •', Tempère un peu ma liesse :
Tu me ferois immortel.
Hé ! je ne veux estre tel Si tu n'es aussi déesse.