Tithon. amoureux (Roquef.; Jonain. Gl
Car, en lieu dé six, adonques i
J'en demanderay plus qu'onques 3
Tout le ciel d'estoiles n'eut.
Plus que d'arène 3 poussée
Aux bords, quand l'eau courroussée
Contre les rives s'esmeut.
Pour boire, dessus l'herbe tendre * Je veux sous un laurier m'estendre, Et veux qu'Amour d'un petit brin Ou de lin, ou de cheneviere.
Trousse au flanc sa robe légère.
Et my-nud me verse du vin.
L'incertaine vie de l'homme De jour en jour se roule comme Aux rives se roulent les flots ^, Et, après notre heure dernière, Rien de nous ne reste en la bière Que je ne sçay quels petits os.
Je ne veux selon la coustume, Que d'encens ma tombe on parfume, Ny qu'on y verse des odeurs ; Mais, tandis que je suis en vie, J'ay de me parfumer envie Et de me couronner de fleurs.
Corydon, va quérir m'amie.
Avant que la Parque blesmie « M'envoye aux éternelles nuits.
Je veux, avec la tasse pleine Et avec elle, oster la peine De mes misérables ennuis.