A MONSEIGNEUR D'ANGOULESME
Toy qui chantes l'honneur des rois, Polymnie, ma douce Musc, Ce dernier labeur de mes dois Ta lyre d'or ne me refuse.
J'ay souvenance que tes mains.
Jeune garçon, me couronnèrent Quand j'eu masché les lauriers saints Que tes compagnes me donnèrent,
Alors qu'amoureux de tes yeux Tu me donnas ta douce lyre Pour y chanter jusques aux cieux D'Amour le bien et le martyre.
Mais or 3, par le commandement Du roy, ta lyre j'abandonne Pour entonner plus hautement La grand'trompette de Bellonne.
Toutefois^ ains que * de tenter L'instrument de telle guerrière.
Fais qu'encor je puisse chanter Pour adieu ceste ode dernière... [60]