Mètre inventé par Ronsard. 6. Properce, II, xiii
De moy puisse la terre Engendrer un lierre M'embrassant en maint tour Tout à l'entour ;
Et la vigne tortisse * Mon sepulchre embellisse, Faisant de toutes pars Un ombre s espars.
Là viendront chaque année A ma feste ordonnée, Avecques leurs troupeaux Les pastoureaux ;
Puis, ayant fait Toffice De leur beau sacrifice, Parlans à Tisle ainsi Diront ceci :
« Que tu es renommée D'estre tombeau nommée D'un de qui l'univers Chante les vers,
« Et qui oncque 3 en sa vie Ne fut brûlé d'envie.
Mendiant les honneurs Des grands seigneurs,
« Ny n'enseigna l'usage De l'amoureux brevage, Ny l'art des anciens Magiciens,
1. Tordue, adj. (N.,citeRons. ; 2. Longtemps m. et f. (L.). Borg. Gl.). 3. Jamais.
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Ainsi dira la troupe.
Versant de mainte coope Le sang d'un agnelet Avec du lait.
Dessus moy, qui à l'heure ' Seray par la demeure Où les heureux esprits Ont leur pourpris *.