Anacréon, LVI. R. Faft., VI, xiv
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Pourquoy, chetif Maboureur, Trembles- tu d'un empereur Qui doit bien tost, légère ombre.
Des morts accroistre le nombre ?
Ne sçais-tu pas qu'à tout chacun Le port d'enfer est commun, Et qu'une ame impériale Aussi tost là bas dévale 2 Dans le bateau de Charon Que Tame d'un bûcheron 3 ?
Courage, coupeur de terre !
Ces grands foudres de la guerre Non plus que toy n'iront pas Armez d'un plastron * là bas Comme ils alloient aux batailles :
Autant leur vaudront leurs mailles, lueurs lances et leur estoc ^', Comme à toy vaudra ton soc.
Car le juge Rhadamante, Asseuré, ne s'espouvante Non plus de voir un harnois Là bas qu'un levier de bois, Ou voir une souquenie" Qu'une cape bien garnie, Ou qu'un riche accousl rement D'un roy mort pompeusement.
Les espics sont à Cerès ', Aux chevre-pieds ^ les forests, A Chlore l'herbe nouvelle,
L Malheureux, miser (^.; L.; 5. ÉpéejN.; L.; Chev., I, 3i9).
Chev., II, 246;Malh.). 6. Souquenille (N.; Roquef.;