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La belle rose du printemps, Aubert, admoneste ^ les hommes Passer joyeusement le temps, Et pendant que jeunes nous sommes Esbatrc la fleur de nos ans.
Car ainsi qu'elle defleurit A bas en une matinée, Ainsi notre âge se flestrit, Las ! et en moins d'une journée Le printemps d'un homme périt.
Ne veisMu pas hier Rrinon Parlant et faisant bonne chère, Lequel aujourd'huy n'est sinon Qu'un peu de poudre en une bière, Qui de luy n'a rien que le nom?
Nul ne desrobe 3 son trespas, Caron serre tout en sa nasse, Roys et pauvres tombent là-bas; Mais ce-pendant le temps se passe.
Rose, et je ne chante pas.
La rose est l'honneur d'un pourpris *, La rose est des fleurs la plus belle, Et dessus toutes a le pris ^ :
C'est pour cela que je l'appelle La violette de Cypris.
La rose est le bouquet d'Amour, La rose est le jeu des Charités, La rose blanchit tout autour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du poinct du jour.
La rose est le parfum des dieux, La rose est l'honneur des pucelles.
Qui leur sein beaucoup aiment mieux Enrichir de roses nouvelles Que d'un or tant soit précieux.
1, Avertit (N.; L., hlst.). 3. Ne se soustrait à (L.).
2, L'e vient de l'anc. forme 4. Jardin*.
véir. 5. Anacréon, LUI. R.
Est- il rien sans elle de beau ?
La rose embellit toutes choses, Venus a de roses la peau, Et TAurore a les doigts de roses.
Et le front le soleil nouveau.
Les nymphes de roses ont le sein, Les coudes, les flancs et les hanches ; Hebé de roses a la main Et les Charités, tant soient blanches. Ont le front de roses tout plein.
Que le mien en soit couronné.
Ce m'est un laurier de victoire :
Sus, appelon le deux-fois-né *, Le bon père, et le faisons boire De cent roses environné.
Bacchus, espris de la beauté Des roses aux fueilles vermeilles, Sans elles n'a jamais esté.
Quand en chemise sous les treilles Il boit au plus chaud de Testé.