Forme ancienne (N.; Quich. ron
Versif . , p. 359) ; maÎM voy. phi» '1. V. p. fJt. loin (2* égl.). 5. Consumée*'
Ne tourne plus ce devideau ^ :
Comme soudain son cours s'arreste, Ainsi la fureur de ma teste Ne tourne plus en mon cerveau.
Laisse donc ce genièvre prendre Un feu s'enfumant peu à peu:
Amour ! je ne veux plus de feu, Je ne veux plus que de la cendre.
Vien viste, enlasse- moy le flanc.
Non de thym ny de marjolaine, Mais bien d'armoise et de vervaine, Pour mieux me rafraischir le sang.
Verse du sel en ceste place :
Comme il est infertile, ainsi L'engeance du cruel soucy Ne couve en mon cœur plus de race.
Romps devant moy tous ses presens, Cheveux, gands, chifres, escriture, Romps ses lettres et sa peinture, Et jette les morceaux aux vents.
Vien donc, ouvre-moy ceste cage, Et laisse vivre en libertez Ces pauvres oiseaux arrestez, Ainsi que j'estois en servage.
Passereaux, volez à plaisir ; De ma cage je vous délivre, Comme désormais je veux vivre Au gré de mon premier désir.
Vole, ma douce tourterelle.
Le vray symbole de l'amour; Je ne veux plus ni nuict ni jour Entendre ta plainte fidelle... [12^
Adieu, Amour, adieu tes fiâmes.
Adieu ta douceur, ta rigueur.
Et bref, adieu toutes les dames Qui m'ont jadis bruslé le cœur... [4]