RaBsaaiesB*. f». Hamotwo
Qu'ils ^ revestent leur beauté vive ; Mais quand des filles le beau teint Par l'âge est une fois esteint, Dy-Iuy que plus il ne retourne.
Mais bien qu'en sa place séjourne .Au haut du front je ne sçay quoy.
De creux à coucher tout le doy ; Et toute la face seichée Devient conrime une fleur touchée Du soc aigu. Dy-luy encor Qu'après qu'elle aura changé l'or De ses blonds cheveux, et que l'âge Luy aura crespé^ le visage.
Qu'eu vain lors elle pleurera, De quoy jeunette elle n'aura Prins les plaisirs qu'on ne peut prendre Quand la vieillesse nous vient rendre Si froids d'amours et si perclus, Que les plaisirs ne plaisent plus.
Mais, rossignol, que ne vient-elle Maintenant sur l'herbe nouvelle Avecques moy dans ce buisson ?
Au bruit de ta douce chanson, Je lui ferois sous la coudrette Sa couleur blanche vermeillette.