A LA SOURCE DU LOIR
Source d'argent toute pleine, Dont le beau cours éternel Fuit pour enrichir la plaine
1. Remarquez l'emploi du pron. des exemples (Littré, Hist. de la masc. se rapportant à un fémi- langue franc. j II, 'à9). nin ; les anciens textes en offrent 2, Frisé, ridé*.
ODES RETRANCHÉKS.
De mon pays paternel,
Sois liardiment brave et fiero De le baigner de ton eau :
Nulle françoise rivière N'en peuc laver un plus beau,
Que les Muses éternelles D'habiler n'ont dédaigné, Ne Pliœbus, qui dit par elles L'art où je suis enseigné.
Qui dessus ta rive herbue Jadis rut énamouré De la nymphe chevelue, l.a nymphe au beau crin doré,
Et l'attrapa de vistesse Fuyant le long do tes bords.
Et là ravit sa jeunesse Au milieu de mille efTorte.
5i ' qu'aujourd'hui d'elle encores Immortel est le renom Dedans un antre, qui ores
Fuy doncques, heureuse source.
Et, par VendosDic passant.
Retien la bride i la course I.e beau cryatal effaçant.
Puis salue mon la Haye' Du murmure de tes flots :
C'est celuy qui ne s'essaye De sonner en vain ton los.
Si le ciel permet qu'il vive, 11 convoira doucement Les neuf Muses surtarive.
Pleines d'esbahissement.
De le voir seul dessus l'herbe, Remémorant leurs leçons.
Faire aller ton flot superbe,
' . De t«Ue 9ort« que*. S. Maclon de U Hbts.
Honoré par ses chansons.
Va donc, et reçoy ces roses Que je respan au giron De toy, source qui arroses Mon pays à Tenviron ;
Lequel par moy te supplie En ta faveur le tenir.
Et en ta grâce acconriplie.
Pour jamais l'entretenir.
Ne noyant ses pasturages D'eau par trop se respandant, Ne defraudant ^ les ouvrages Du laboureur attendant ;
Mais fay que ton onde utile, Luy riant joyeusement.
Innocente se distile Par ses champs heureusement [ IJ