‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 180 sur 361 · Forme permise au lieu de 2. Forme fréq. pour tu t'en · texte numérisé non relu

Forme permise au lieu de 2. Forme fréq. pour tu t'en

je voy (N. Gr., 18), qui eût été vas- (Bufg. Gr., I, 281 ; Bart.

préférable à cause du verbe sui- Clir., 510; Amp. Form., 419).

vant. 3. Pâmée (L.; Burg. Gl.).

(Hélénus immole un taureau à Neptune et invoque sa clémence. Ensuite, se tournant vers Francus, il lui décrit la route quUl devra suivre pour parvenir à Pembouchure du Danube. Le lendemain, dès l'aurore, Pembarqne nent commence. Francus coupe la corde qui retient le navire à la terre, et s'adressant au vent : )

Vent, le balay des ondes et de l'air.

Qui de la nue en cent sortes te joues, Qui ce grand tout éventes et secoues, Qui peux cent bras et cent bouches armer, Vien-t'en heureu.x ton baleine enfermer Dedans ma voile, aiin que sous ta guide ' J'aille tenter ce grand royaume humide... [14]

Comme il prioit, des dieux le père et maistre Fit par trois fois tonner à main senestre - ; Et ce-pendant les rudes matelots, Peuple farouche enncmy du repos, D'un cri naval hors du rivage proche Démarent l'anchre à la mâchoire croche, Guindent le mast à 3 cordes bien tendu.

Chaque soldat en son banc s'est rendu Tiré par sort ; de bras et de poitrine ils s'efTorçoient : la navire chemine î Les cris, les pleurs dedans le ciel voloient Dessus l'adieu de ceux qui s'en alloient !

A tant * Francus s'embarque en son ^ navire ; Les avirons à double rang on tire.

Le vent poupier qui fortement souffla Dedans la voile à plein ventre l'enfla, Faisant siffler antennes et cordage :

La nef bien loin s'escarte du rivage !

L'eau sous la poupe abboyant fait un bruit, Un traict d'escume en tournoyant la suit... [\2]

Ceste navire également tirée S'alloit trainant dessus Tonde azurée

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