Entraînée (L., ex. de Calvin). 2. Beaucoup mieux
Devant son huis maint pavot fleurissoit.
Mainte herbe à laict que la Nuict choisissoit Pour en verser le jus dessus la terre, Quand de ses bras tout le monde elle enserre. Du haut d'un roc un ruisseau s'escouloit, Oblivieux, qui, rompu, se rouloit Par les cailloux, invitant d'un murmure A sommeiller en la caverne obscure... [i\
« Somme, dit-elle, le doux sorcier des yeux, Le bien-aimé des hommes et des dieux.
Par qui le mal, tant soit mordant, s'oublie, Par qui l'esprit loin du corps se deslie.
Va (je le veux) en cesteisle où souloient' Jadis sauter les hommes qui baloient Au son du cistre, et de cliquantes 2 armes S'entrechoquant, aventureux gendarmes, D'cfcil vigilant, en l'antre dictéen Gardoient le bers^ du grand saturnien.
Terre fertile, anciennes retraites Des Corybans, Dactyles et Curetés.
Là de leur race est encor' aujourd'huy •Un Coryban, le soustien et l'appuy De tout honneur, de science semblable Au vieil Chiron, Centaure vénérable.
Quand il avoit le sang plus généreux, En sa jeunesse, il devint amoureux.
Si * qu'en pressant à sa chère poitrine Dedans un antre une nymphe marine.
D'elle conceut deux filles et un fils.
Les filles sont, ainsi que deux beaux lis.
En la maison de leur père croissantes.
En âge, en grâce, en beauté florissantes ; Le fils captif languit depuis un an En la prison d'un barbare géan . . [10]