‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 186 sur 361 · Pendant ce temps-là*. 3. Pleine^ d'eau · texte numérisé non relu

Pendant ce temps-là*. 3. Pleine^ d'eau

2. Partagée, c. à d. couverte 4. Apparence fictive. de vagues. 5. Vides (L.).

Eut le soleil tiré de Teau marine,

Francus s'esleve, et, dressant maints gazons^

Fit des tombeaux, funerales ^ maisons ;

Puis, respandant une grand' coupe pleine

De sang sacré en leur demeure vaine,

Haut appeloit les âmes, qui venoient

Et sur l'obseque * espaisses se tenoient,

Faisant tel bruit que font en la nichée

Les arrondeaux ^ attendans la bêchée* ;

Et tels qu'on voit au milieu de l'esté

Les moucherons voler sous la clairté •''. , . [40]

(Après avoir accompli ce pieux devoir, Francus adresse une prière à Vénus efc lui demande de le protc^ger dans l'accomplissement de ses desseins . )

Priant ainsi, Venus la marinière.

Sise en son throne, entendit ta prière ; Elle vestit ses somptueux habis, Orna son chef de flambovans rubis Entremeslez de grosses perles rondes,

En cent façons frisa ses tresses blondes, Amignota ^ de ses yeux les regards, Regards! je faux, ains ' homicides dards, Prit ses anneaux de subtile engraveure"*, Haussa le front, composa son alleure.

Se parfuma, s'oignit et se lava.

Puis vers Amour son cher mignon s'en va.

L'enfant Amour, escarté de la presse Des autres dieux, sous une treille espessé.

Dans le jardin de Jupiter estoit.

Où Ganymède aux eschets combatoit^ Venus de loin commence à lui sou-rire,

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