‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 206 sur 361 · N.) Cf. p. 112. 4. Souci, cura (L · texte numérisé non relu

N.) Cf. p. 112. 4. Souci, cura (L

Prit un collet ouvert à rare, voye ^

Entre-broché de fils d'or et de soye.

Rare, subtil, à replis bien tissus ;

Puis un beau guimple 2 affubla par dessus, *

Prime 3, dougé*, filé de main sçavante,

Qui la couvroit du chef jusqu'à la plante... [56J

(Qaand sa toilette est terminée, elle monte sur an char et se rend an temple, accompagnée de douze jeunes âlle^. Après le sacriûcej et pour attendre l'heure du rendez-vous,- Hjanté convie ses compagnes à se divertir et à danser. )

Mais ny le bal ni autre passe-temps Ne luy playsoient ; ses beaux yeux inconstants Tousjours au guet s'escartoient en arrière Sur les chemins, pour voir si la poussière Dessous Francus iroit point s'eslevant.

A chasque bruit, à chaque flair ^ de vent.

Elle trembloit, et sans estre asseurée, D'yeux et d'esprit erroit toute esgarée... [16]

(Francus, éveillé dès Paurore, s'était superbement vêtu.)

Jamais enfant, jamais neveu des dieux N'eut le maintien, la bouche ni les yeux Si beaux qu'avoit Francus reste journée.

Telle beauté du ciel lui fut donnée, Les yeux pour plaire, et la voix pour sçavoir En devisant sa maistresse esmôuvoir.

A son costé menoit pour compagnie Le vieil Amblois, dont l'ame estoit garnie ^ De prophétie, et outre il avait soin De conseiller ses amis au besoin.

Près le chemin, au milieu de la plaine.

Un orme estoit, dont la cyme estoit pleine De mainte branche, où les oiseaux au soir

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