Grava (N.; J. Gl.). 5. Re-affoler, sens affaibli de
3. Ni (Chev., III, 397). . tuer (Gl., F. et, Bl.), blesser, lœ-
LES AMOURS. — I. CASSANDRK.
Là, renversé dessus la terre dure, Hors de mon sein je tire une peinture.
De tous mes maux le seul allégement,
Dont les beautez, par Denisot * encloses, Me font sentir mille métamorphoses Tout en un coup d'un regard seulement.
Amour, Amour, donne- moy paix ou trêve, Ou bien retire, et d'un garrot plus fort Tranche ma vie et m'avance la mort :
Douce est la mort qui vient subite et brève *.
Soit que le jour ou se couche ou se levé.
Je sens toujours un penser qui me mord, Et malheureux en si heureux effort, Me fait la guerre et mes peines rengreve ■,
Que dois-je faire ? Amour me fait errer Si hautement; que je n'ose espérer De mon salut que la désespérance*.
Puis qu'Amour donc ne me veut secourir, Pour me défendre il me plaist de mourir, Et par la mort trouver ma délivrance.
v Avant le temps tes tempes fleuriront, De peu de jours ta fin sera bornée.
Avant ton soir se clorra ta journée *, Trahis d'espoir tes pensers périront.
« Sans me fléchir tes escrits flétriront. En ton desastre ira ma destinée, Ta mort sera pour m'amour * terminée.
De tes souspirs tes neveux se riront;
dere (N.; L.; Palsg., 678; R. de grever (Burg. Gl. ; Grief).
la R.). 4. Virgile, En., II, 351. Mal-
1. Peintre comteinporain de herbe. Corneille. Ronsard. 5. V. A. Chénier, p. 17G.