‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 219 sur 361 · An flg., boachée. 3. 3aiUir · texte numérisé non relu

An flg., boachée. 3. 3aiUir

?, Fanés*,' 4. ku même.

Elle est du haut en bas de factions enflée, Et de religions diversement souflée.

Elle a le cœur mutin, toutefois il ne faut D'un baston violant corriger son défaut ; Il faut avec le temps en son sens la réduire : D'un ohastiment forcé le meschant devient pire.

Il faut un bon timon pour se sçavoir guider.

Bien calfeutrer sa nef. sa voile bien guinder i ; La certaine boussolle est d'adoucir les tailles, Estre amateur de paix, et non pas de batailles, Avoir un bon conseil, sa justice ordonner.

Payer ses créanciers, jamais ne maçonner, Estre sobre en habits, estre prince accointable 2, Et n'ouyr ni flateurs ny menteurs à la table.

On espère de vous comme d'un bon marchand.

Qui un riche butin aux Indes va cherchant.

Et retourne chargé d'une opulente proye.

Heureux par le travail d'une si longue voye : Il rapporte de l'or et non pas de l'airain.

Aussi vous auriez fait si long voyage en vain, Veu le Rhin, le Danube, et la grande Allemaigne, La Pologne, que Mars et l'hy ver accompaigne 3, Vienne, qui au ciel se brave * de l'honneur D'avoir sceu repousser le camp du Grand-Seigneur, Venise marinière, et Ferrare la forte, Thurin qui fut françois, et Savoye qui porte, Ainsi que fait Atlas, sur sa teste les cieux ; En vain vous auriez veu tant d'hommes, tant de lieux, Si, vuide de profit, en une barque vaine.

Vous retourniez en France après si longue peine. Il faut faire, mon prince, ainsi qu'Uiisse fit, Qui des peuples cogneus sceut faire son profit. Comme à vostre retour soigneusement vous faites. Honorant vostre estât des loix les plus parfaites,

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