‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 250 sur 361 · Pour cette rime, v. p. 60, 2. Se roidissalt · texte numérisé non relu

Pour cette rime, v. p. 60, 2. Se roidissalt

Servoient de proye aux loups sur l'autel massacrez... [8]

La honte de mal faire estoit morte, et les armes Et les harnois craquans sur le dos des gendarmes Luisoient de tous costez : bref, il n'y avoit lieux. Tant fussent eslongnez, soit des pieds, soit des yeux. Il n'y avoit montagne ou pendante vallée, Ou forest, tant fusi-elle à l'escart reculée. Ou rocher si secret, qui ne sentist la main Et la barbare voix de l'avare Germain.

Les herbes commençoient à croistre par les rues, Oisives par les champs se rouilloicnt les charrues ; Car la terre, irritée et dolente de voir Ses fils s'entre-tuer, leur nioit son devoir ; Et, en lieu de donner dec moissons abondantes. Ne poussoit que chardons etqu'espines mordantes... [222]

(Orléantin fait Télogc de Catherine de Médicis, qui a réparé les désastres de la guerre. — Angelot chante un chant funèbre ea l'honneur de Henri II. — Navarrln célèbre Carlin, c'eat-À-dire Charles IX.)

GUISIN.

Houlette, qui soulois ^ es plaines Idumées Comme troupeaux rangez conduire les armées.

Qui as régi Sicile et les monts Calabrois, Et la ville*, tombeau de la serenevois, Maintenant je te tiens, de père en fils laissée, Qui, dure, n'as esté par les guerres cassée, Et qui dois gouverner encore dessous moy Les troupeaux de Carlin, mon pasteur et mon roy.

Icy les grands forests que les ans renouvellent, Icy, Carlin, icy les fontaines t'appellent •, Les rochers et les pins, et le ciel, qui plus beau Se tourne pour complaire à ton règne nouveau. Toute chose s'esgaye à ta belle venue.

L'air n'est plus attristé d'une fascheuse nue, La mer rit en ses flots *, sans soufles est le vent,

Page 1