Se plaise (N.; L.). son de Pauteur. M
4. Hor.. Od., III, I Pétrarq. M, • 8, Colline couverte de vignes,
Qu'amour encharne^ au plus vif de mon soin.
Là, pas à pas, Dame, je remémore Ton front, ta bouche et les grâces encore De tes beaux yeux, trop fidèles archers ;
Puis, figurant ta belle idole feinte Dedans quelque eau, je sanglote une pleinte Qui fait gémir le plus dur des rochers.
-OD-
STANCES
Quand au temple nous serons Agenouillez, nous ferons Les dévots, selon la guise] De ceux qui pour louer Dieu, ' Humbles, se courbent au lieu Le plus secret de Teglise.
Mais quand au lict nous serons Entrelacez, nous ferons Les lascifs, selon les guises Des amants, qui librement Pratiquent folastrement Dans les draps cent mignardises.
Pourquoi doncque, quand je veux Ou mordre tes beaux cheveux, Ou baiser ta bouche aimée.
Ou toucher à ton beau sein.
Contrefais-tu la nonnain Dedans un cloistre enfermée ?
Pour qui gardes-tu tes yeux Et ton sein délicieux.
Ta joue et ta bouche belle?
En veux-tu baiser Pluton
L Ane. forme de incarner (L.; Lac, II ; Roq.; d'Aub., Trapr., p. 41 )#
Là-bas, après que Charon T'aura mise en sa nacelle ?
Après ton dernier trespas, Gresle, tu n'auras là-bas Qu'une bouchette blesmie.
Et quand, mort, je te verrois, Aux ombres je n'avou'rois Que jadis tu fus m'amie.
Ton test* n'aura plus de peau, Ny ton visage si beau N'aura veines ny artères ; Tu n'auras plus que des dents Telles qu'on les void dedans Les testes des cimeteres *.
Doncques, tandis que tu vis, Change, maistresse, d'advis.
Et ne m'espargne ta bouche ; Incontinent tu mourras :
Lors tu te repentiras De m'avoir esté farouche.
Ah ! je meurs ! ah ! baise-moy !
Ah ! maistresse, approche-toy !
Tu fuis comme fan qui tremble; Au moins souffre que ma main S'esbate un peu dans ton sein, Ou plus bas, si bon te semble.
CHANSON
Las ! je n'eusse jamais pensé.
Dame qui causes ma langueur,
1. S. m., tête (Les 2 dans N.; (Chev., Il, 252 ; d'Aubig., Trag.. R. de T., 14126; Bueg. Gl.); mais éd. L., p. 133). désigne spécialement le crâne 2. Cimetières (L., hist.).
De voir ainsi recompensé Mon service d'une rigueur.
Et qu'en lieu de me secourir Ta cruauté m'eust fait mourir.
Si, bien accort, j'eusse apperceu.
Quand je te vy premièrement, Le mal que j'ay depuis receu Pour aimer trop loyalement, Mon cœur, qui franc avoit vescu, N'eust pas esté si tost vaincu.
Mais tu fis promettre à tes yeux.
Qui seuls me vindrent décevoir, De me donner encore mieux Que mon cœur nesperoit avoir ; Puis, comme jaloux de mon bien Ont transformé mon aise en rien. |6|
Ce fut. Dame, <on bel accueil Qui, pour me faire bien-lieureux, M'ouvrit par la clef de ton œil "Le paradis des amoureux ; Et, fait esclave en si beau lieu.
D'un homme je devins un dieu K
Si bien que, n'estant plus à moy.
Mais à l'œil qui m'avoit blessé.
Mon cœur en gage de ma foy A mon vainqueur j'ai délaissé.
Où serf si doucement il est Qu'autre liberté lui desplait ;
Et, bien qu'il souffre jours et nuits Mainte amoureuse adversité.
Le plus cruel de ses ennuis Lui semble une félicité.
Et ne sçauroit jamais vouloir Qu'un autre œil le face douloir «... [24]
Chanson, les estoilles seront La nuict sans les cieux allumer,